Depuis 1881, une loi protégeait la liberté de la presse. Elle avait supprimé toute autorisation préalable et tout délit d'opinion. Elle ne sanctionnait que trois abus : la provocation à la violence et au crime, la diffamation ( par définition publique) et l'injure. Cette loi de liberté, considérée comme adéquate pendant près d'un siècle, a été modifiée par de nouvelles lois ou amendements successifs à partir de 1970.
Loi Pleven (1972): introduit dans les interdictions la provocation à la haine et à la discrimination. Sachant que la haine n'est pas un acte mais un sentiment, cette loi vise à faire sanctionner par le droit pénal des notions plus ou moins inconsistantes juridiquement. Le droit ne devrait pas connaître le subjectif et l'arbitraire.
Loi Gayssot-Rocard ( duo sinistre d'un communiste et du spécialiste de la création de nouveaux impôts !) (1990) : rétablit le délit d'opinion.
Trois ans plus tard, on introduit la sanction de propos privés. Toute la vie quotidienne se trouve ainsi placée sous surveillance.
Loi Taubira ( 2001) : loi mémorielle qui protège les dogmes d'état quels qu'ils soient.
HALDE (2001) : punir toute diffamation publique ou privée envers une personne ou un groupe en raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur handicap, de leur race ou de leur religion.
Cette avalanche législative aboutit à :
- la pénalisation non d'actes mais de propos.
- au déclenchement d'une action judiciaire, non par la victime mais par des tiers (associations stipendiées pour cela ) aboutissant à une véritable police de la pensée.
- à la mise en route de la subjectivité des juges.
Les dirigeants de notre société ont décidé d'opposer aux idées qui ne sont pas les leurs une fin de non-recevoir. On veut que la société soit purifiée de leur présence qu'ils qualifient de "relents nauséabonds". On ne hiérarchise plus les idées selon le vrai et le faux mais selon le pur et l'impur, le licite et l'illicite. On retrouve ainsi les sujets tabous des mentalités primitives ( Lévy-Bruhl) qu'il ne faut pas toucher ou aborder. Leur discussion n'est plus permise. Tout débat important est interdit.
Ainsi, ces lois associées à l'uniformité de l'éducation nationale et au conformisme des médias habituels engendrent une docilité et un "panurgisme" de la société qui est une véritable régression intellectuelle de la France.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, lisez l'excellent "La régression intellectuelle de la France" de Philippe Nemo aux Editions Texquis.
Étincelles de bon sens et d'impertinence dans le fagot sec de la pensée "correcte" devenue obligatoire.
lundi 1 août 2011
mardi 19 juillet 2011
Définition de la pensée correcte qui devient unique et obligatoire.
La pensée correcte est une idéologie élaborée par l'oligarchie dominante du moment pour imposer ses vues. Elle n'a rien de scientifique, ni d'objectif. C'est simplement un ensemble de souhaits ou de voeux pieux pour le temps présent et futur et de jugements subjectifs sur le passé. Comme vous l'imaginez ces jugements irritent les historiens à qui il est interdit de remettre éventuellement en question, par des travaux objectifs, les dogmes intangibles protégés par les lois liberticides. C'est une reprise de la méthode Coué !
De nos jours elle prend des allures de nouvelle religion particulièrement intolérante.
Schématisons quelques uns des principaux points de cette pensée correcte.
Pour le présent et le futur :
- Le concept de nation est dépassé et doit être supplanté par le mondialisme.
- La France est une terre d'immigration depuis toujours, dépourvue de culture autochtone propre.
- La diversité sociale doit être encouragée et le métissage culturel et familial doit se développer. L'anti-racisme est un devoir.
- Aucune distinction ni morale, ni sociale ne doit apparaître en fonction de la race, la religion, les préférences sexuelles... des individus.
- La famille et le mariage traditionnels ne doivent plus être la seule norme sociale.
- La permissivité morale ( pour la drogue, les autres sexualités, les comportements sociaux en général) n'a aucun effet délétère ni sur la psychologie individuelle ni sur l'équilibre social.
- La planète se réchauffe et c'est de la faute de l'activité industrielle de l'homme.
Pour le passé :
- La colonisation n'a eu que des effets néfastes pour les pays colonisés.
- La résistance en France a été seulement le fait des communistes et des gaullistes.
- Seule la gauche a été hostile au nazisme et la droite a volontiers collaboré.
Ces concepts à l'emporte-pièce comportent des îlots de vérité, mais aussi des océans de mensonges, de contre-vérités,de manipulations et d'absurdités. Les défendre dans un débat n'aurait rien de répréhensible, s'il était possible de le appuyer sur des faits ou des vérités objectives et non de les présenter comme des dogmes autoritairement imposés. inversement, les attaquer devrait être permis sans risquer les foudres de lois abusivement répressives. Diaboliser ceux qui pensent différemment n'a jamais été propice à la recherche de la vérité.
De nos jours elle prend des allures de nouvelle religion particulièrement intolérante.
Schématisons quelques uns des principaux points de cette pensée correcte.
Pour le présent et le futur :
- Le concept de nation est dépassé et doit être supplanté par le mondialisme.
- La France est une terre d'immigration depuis toujours, dépourvue de culture autochtone propre.
- La diversité sociale doit être encouragée et le métissage culturel et familial doit se développer. L'anti-racisme est un devoir.
- Aucune distinction ni morale, ni sociale ne doit apparaître en fonction de la race, la religion, les préférences sexuelles... des individus.
- La famille et le mariage traditionnels ne doivent plus être la seule norme sociale.
- La permissivité morale ( pour la drogue, les autres sexualités, les comportements sociaux en général) n'a aucun effet délétère ni sur la psychologie individuelle ni sur l'équilibre social.
- La planète se réchauffe et c'est de la faute de l'activité industrielle de l'homme.
Pour le passé :
- La colonisation n'a eu que des effets néfastes pour les pays colonisés.
- La résistance en France a été seulement le fait des communistes et des gaullistes.
- Seule la gauche a été hostile au nazisme et la droite a volontiers collaboré.
Ces concepts à l'emporte-pièce comportent des îlots de vérité, mais aussi des océans de mensonges, de contre-vérités,de manipulations et d'absurdités. Les défendre dans un débat n'aurait rien de répréhensible, s'il était possible de le appuyer sur des faits ou des vérités objectives et non de les présenter comme des dogmes autoritairement imposés. inversement, les attaquer devrait être permis sans risquer les foudres de lois abusivement répressives. Diaboliser ceux qui pensent différemment n'a jamais été propice à la recherche de la vérité.
lundi 20 juin 2011
mardi 26 avril 2011
La médecine en France est devenue médiocre .
2° partie:
La segmentation du corps humain en organes et donc de la médecine en spécialités, aboutit à une perte de la notion de l'ensemble qu'est l'individu global, incluant son physique mais aussi son psychisme et ses conditions de vie. La médecine officielles'est ainsi sectorisée et les cloisons sont devenues sinon étanches du moins bien marquées. Le spécialiste est souvent devenu un prestataire de service technique, chargé de faire un écho, une IRM, une opération...que la Sécurité Sociale rembourse schématiquement en fonction du volume de l'instrument qu'il utilise ! Le temps nécessire au médecin pour réfléchir, examiner, peser le pour et le contre, en un mot faire de la bonne médecine, n'est pas pris en comptepar le système administratif de paiement. Alors il disparaît.
Les médecines parallèles, malgré l'absence quasi-complète de preuve scientifique de leur efficacité, tirent avantage de leur vision d'ensemble du corps humain, du savoir-faire psychologique de leurs praticiens et même de l'air du temps et de la mode chez leurs patients. leur argument majeur est d'avoir persuadé la population que si elles ne sont pas efficaces , au moins elles ne font pas de mal. Ce n'est pas toujours vrai mais allez vous promener dans une pharmacie et vous verrez que la para-pharmacie occupe les meilleures places de l'étalage.
Médecine naturelle, médecine par les plantes... Pourtant "la nature nous donne souvent un exemple à ne pas suivre." Jean Rostand.
Sur un plan plus général, on peut considérer que la médecine moderne a subi trois tentatives de viol.
D'abord, celle de l'industrie pharmaceutique et du matériel médical, qui la pousse et la fait progresser certes, mais parfois l'entraîne dans des aventures dangereuses pour les malades. Il faut bien vendre ! Cette riche industrie contrôle pratiquement toute l'éducation post-universitaire des médecins et chirurgiens. Elle renforce son message par une publicité agressive utilisant des visiteurs médicaux, l'internet et même les médias grand public, friands d'effets d'annonce et de scoups, quelles qu'en soient la véracité et la pertinence scientifique.
A l'opposé, deuxième tentative de viol, les systèmes d'assurance, publics et privés, exercent un rôle freinateur, parfois paralysant. Le système obligatoire et monopolistique de la Sécurité Sociale, conçu par des cerveaux marxistes après la deuxième guerre mondiale, a eu une utilité sociale certaine pendant ses trente premières années. Mais beaucoup de paramètres objectifs ont changé et rien n'a été modifié dans son fonctionnement. Le déripage a pris ici une nouvelle forme : la sécurité sociale est restée sur place pendant que le reste du monde bougeait. Tout est relatif ! Le système de sécurité sociale que nous subissons depuis plus de vingt ans est devenu aberrant, couteux et mal géré. De l'harmonie à l'absurde en passant par le paradoxe, l'incohérence et la fraude.
Permettez-moi une boutade que l'on pourrait intituler :"les deux bouts de la lorgnette". Si vous allez confier vos problèmes de santé à un médecin, vous attendez de lui qu'il vous donne la meilleure qualité de vie possible pendant le plus longtemps possible. C'est ce qu'exige le Serment d'Hippocrate. Mais si vous considérez le même problème sous l'angle de vision du Ministre de la saté du moment, plus vite vous mourrez, meilleur ce sera ! Moins vous couterez à la société, financièrement parlant. Jacques Attali vous le dit très clairement en proposant "d'éliminer la vie lorsqu'elle sera devenue économiquement trop couteuse."
La troisième tentative de viol est la plus grave et elle est en passe d'aboutir au viol effectif ( de la médecine ! ). C'est la plus dévastatrice pour la qualité des soins. La main-mise de l'administration hospitalière sur les médecins a fait passer l'équilibre financier d'un hôpital au premier rang des préoccupations de tout le monde, même des médecins. L'objectif numéro un des hôpitaux a été lontemps de bien soigner les malades. Ce n'est plus le cas. Maintenant l'objectif primordial est que le budget de l'hôpital soit en équilibre. L'administration s'est développée et a voulu imposer des règles strictes et générales aux médecins et aux malades, presque aux maladies !
"On" c'est à dire l'administration anonyme, a fermé de nombreux hôpitaux. En voulant la réglementer , l'administration a finalement détérioré la qualité de la médecine. Le déripage principal de la médecine est là : faire passer le contrôle des coûts de la santé avant la santé elle-même. Si la Sécurité Sociale ne peut assurer les dépenses de santé nécessaires, il faut qu'elle ait le courage politique de l'annoncer clairement au public et ne pas demander aux médecins de se faire ses complices pour le cacher aux malades et à la population en général.
Mais comme les politiciens et syndicalistes ne voulaient surtout pas casser un des systèmes qui leur avait permis de caser leurs copains et de si bien vivre depuis si longtemps, ils ont continué pendant longtremps à pratiquer la politique des multiples rustines sur la chambre à air crevée et complètement usée, seulement bonne à être remplacée. Une avalanche de réformes aussi nombreuses que les ministres successifs de la santé, n'a résolu aucun problème mais a perennisé le système au maximum. La baleine des affiches ! Vous en souvenez-vous ?
Pour couronner le tout, l'enseignement de la médecine a été bouleversé. Pour le pire ! Les sciences dites fondamentales par des mandarins qui n'ont jamais vu un malade, ont pris le dessus sur l'apprentissage de la médecine clinique. Ces patrons n'ont toujours pas compris qu'à côté des sciences fondamentales, utiles mais à doses modérées, l'enseignement de la médecine elle-même ne peut se faire que par une lente osmose entre maitre et élève, au chevet du malade à l'hôpital. La médecine est un artisanat clinique, pas une chaîne industrielle !
L'Internat des Hôpitaux, après concours très élitiste, portant sur des matières médicales, a été une école fantastique de clinique médicale et chirurgicale. Sa qualité a été progressivement démolie par les réformes égalitaristes successives. Il a été aboli dans les années 90. L'élitisme n'est plus guère à la mode. Ce serait tellement plus facile pour l'adinistration si les médecins étaient tous égaux et interchangeables !
Sur le plan européen, la médecine française,dont la qualité était reconnue jusqu'aux dernières années du XX° siècle, a perdu de son brillant pour les chercheurs, de son attrait pour les médecins et de sa fiabilité pour les malades, surtout pour les moins instruits d'entre eux.
Par contre, je n'ai aucun souci pour l'accueil qui sera réservé, à toute heure du jour et de la nuit à des politiciens ou administratifs de grade élevé au Val de Grâce.
Vous avez maintenant une médecine de qualité variable, en fonction de votre orientation initiale. Quand on sait l'importance de la véracité des diagnostics et de la pertinence des décisions initiales en médecine ou en chirurgie... on peut comprendre qu'une population est mieux soignée par mille bons médecins que par cent mille médiocres. Ici encore la qualité aurait dû prévaloir sur la quantité !
Fin de mes réflexions sur la médecine contemporaine en France.
La segmentation du corps humain en organes et donc de la médecine en spécialités, aboutit à une perte de la notion de l'ensemble qu'est l'individu global, incluant son physique mais aussi son psychisme et ses conditions de vie. La médecine officielles'est ainsi sectorisée et les cloisons sont devenues sinon étanches du moins bien marquées. Le spécialiste est souvent devenu un prestataire de service technique, chargé de faire un écho, une IRM, une opération...que la Sécurité Sociale rembourse schématiquement en fonction du volume de l'instrument qu'il utilise ! Le temps nécessire au médecin pour réfléchir, examiner, peser le pour et le contre, en un mot faire de la bonne médecine, n'est pas pris en comptepar le système administratif de paiement. Alors il disparaît.
Les médecines parallèles, malgré l'absence quasi-complète de preuve scientifique de leur efficacité, tirent avantage de leur vision d'ensemble du corps humain, du savoir-faire psychologique de leurs praticiens et même de l'air du temps et de la mode chez leurs patients. leur argument majeur est d'avoir persuadé la population que si elles ne sont pas efficaces , au moins elles ne font pas de mal. Ce n'est pas toujours vrai mais allez vous promener dans une pharmacie et vous verrez que la para-pharmacie occupe les meilleures places de l'étalage.
Médecine naturelle, médecine par les plantes... Pourtant "la nature nous donne souvent un exemple à ne pas suivre." Jean Rostand.
Sur un plan plus général, on peut considérer que la médecine moderne a subi trois tentatives de viol.
D'abord, celle de l'industrie pharmaceutique et du matériel médical, qui la pousse et la fait progresser certes, mais parfois l'entraîne dans des aventures dangereuses pour les malades. Il faut bien vendre ! Cette riche industrie contrôle pratiquement toute l'éducation post-universitaire des médecins et chirurgiens. Elle renforce son message par une publicité agressive utilisant des visiteurs médicaux, l'internet et même les médias grand public, friands d'effets d'annonce et de scoups, quelles qu'en soient la véracité et la pertinence scientifique.
A l'opposé, deuxième tentative de viol, les systèmes d'assurance, publics et privés, exercent un rôle freinateur, parfois paralysant. Le système obligatoire et monopolistique de la Sécurité Sociale, conçu par des cerveaux marxistes après la deuxième guerre mondiale, a eu une utilité sociale certaine pendant ses trente premières années. Mais beaucoup de paramètres objectifs ont changé et rien n'a été modifié dans son fonctionnement. Le déripage a pris ici une nouvelle forme : la sécurité sociale est restée sur place pendant que le reste du monde bougeait. Tout est relatif ! Le système de sécurité sociale que nous subissons depuis plus de vingt ans est devenu aberrant, couteux et mal géré. De l'harmonie à l'absurde en passant par le paradoxe, l'incohérence et la fraude.
Permettez-moi une boutade que l'on pourrait intituler :"les deux bouts de la lorgnette". Si vous allez confier vos problèmes de santé à un médecin, vous attendez de lui qu'il vous donne la meilleure qualité de vie possible pendant le plus longtemps possible. C'est ce qu'exige le Serment d'Hippocrate. Mais si vous considérez le même problème sous l'angle de vision du Ministre de la saté du moment, plus vite vous mourrez, meilleur ce sera ! Moins vous couterez à la société, financièrement parlant. Jacques Attali vous le dit très clairement en proposant "d'éliminer la vie lorsqu'elle sera devenue économiquement trop couteuse."
La troisième tentative de viol est la plus grave et elle est en passe d'aboutir au viol effectif ( de la médecine ! ). C'est la plus dévastatrice pour la qualité des soins. La main-mise de l'administration hospitalière sur les médecins a fait passer l'équilibre financier d'un hôpital au premier rang des préoccupations de tout le monde, même des médecins. L'objectif numéro un des hôpitaux a été lontemps de bien soigner les malades. Ce n'est plus le cas. Maintenant l'objectif primordial est que le budget de l'hôpital soit en équilibre. L'administration s'est développée et a voulu imposer des règles strictes et générales aux médecins et aux malades, presque aux maladies !
"On" c'est à dire l'administration anonyme, a fermé de nombreux hôpitaux. En voulant la réglementer , l'administration a finalement détérioré la qualité de la médecine. Le déripage principal de la médecine est là : faire passer le contrôle des coûts de la santé avant la santé elle-même. Si la Sécurité Sociale ne peut assurer les dépenses de santé nécessaires, il faut qu'elle ait le courage politique de l'annoncer clairement au public et ne pas demander aux médecins de se faire ses complices pour le cacher aux malades et à la population en général.
Mais comme les politiciens et syndicalistes ne voulaient surtout pas casser un des systèmes qui leur avait permis de caser leurs copains et de si bien vivre depuis si longtemps, ils ont continué pendant longtremps à pratiquer la politique des multiples rustines sur la chambre à air crevée et complètement usée, seulement bonne à être remplacée. Une avalanche de réformes aussi nombreuses que les ministres successifs de la santé, n'a résolu aucun problème mais a perennisé le système au maximum. La baleine des affiches ! Vous en souvenez-vous ?
Pour couronner le tout, l'enseignement de la médecine a été bouleversé. Pour le pire ! Les sciences dites fondamentales par des mandarins qui n'ont jamais vu un malade, ont pris le dessus sur l'apprentissage de la médecine clinique. Ces patrons n'ont toujours pas compris qu'à côté des sciences fondamentales, utiles mais à doses modérées, l'enseignement de la médecine elle-même ne peut se faire que par une lente osmose entre maitre et élève, au chevet du malade à l'hôpital. La médecine est un artisanat clinique, pas une chaîne industrielle !
L'Internat des Hôpitaux, après concours très élitiste, portant sur des matières médicales, a été une école fantastique de clinique médicale et chirurgicale. Sa qualité a été progressivement démolie par les réformes égalitaristes successives. Il a été aboli dans les années 90. L'élitisme n'est plus guère à la mode. Ce serait tellement plus facile pour l'adinistration si les médecins étaient tous égaux et interchangeables !
Sur le plan européen, la médecine française,dont la qualité était reconnue jusqu'aux dernières années du XX° siècle, a perdu de son brillant pour les chercheurs, de son attrait pour les médecins et de sa fiabilité pour les malades, surtout pour les moins instruits d'entre eux.
Par contre, je n'ai aucun souci pour l'accueil qui sera réservé, à toute heure du jour et de la nuit à des politiciens ou administratifs de grade élevé au Val de Grâce.
Vous avez maintenant une médecine de qualité variable, en fonction de votre orientation initiale. Quand on sait l'importance de la véracité des diagnostics et de la pertinence des décisions initiales en médecine ou en chirurgie... on peut comprendre qu'une population est mieux soignée par mille bons médecins que par cent mille médiocres. Ici encore la qualité aurait dû prévaloir sur la quantité !
Fin de mes réflexions sur la médecine contemporaine en France.
lundi 28 mars 2011
Pourquoi la qualité de la médecine française qui était excellente devient exécrable ?
1° Partie:
Sans remonter jusqu'à William Harvey, on peut dire que la médecine moderne efficace, scientifique, est née avec la découverte de la pénicilline par Fleming et sa commercialisation vers le milieu du XX° siècle. Mais l'approche purement scientifique de ce phénomène complexe qu'est la santé des hommes est insuffisante médicalement, côute très cher et pourrait même, si l'on n'y prenait garde, nuire à la iberté de chacun. La complexité du monde biologique et l'inextrabilité du psychisme humain ont justifié le maintien d'une facette "artistique" dans ce métier qui devient de plus en plus scientifique !
Au cours des siècles, la médecine s'était peu à peu débarassée de son côté magique pour tendre vers le côté logique. Ses progrès objectifs à partir de la deuxième moitié du XX° siècle ont imposé des modifications importantes à son exercice pratique.
D'abord les politiciens ont voulu rendre ses bienfaits accessibles à tous. Cela partait d'un bon sentiment et a été possible et utile pendant une cinquantaine d'années. Puis le déripage est arrivé, comme d'habitude. En France, les pesanteurs administratives, notamment de la Sécurité Sociale et les restrictions financières ont fait passer l'économie avant les malades. La lutte permanente des administrtifs contre ce qui restait de vrais et bons médecins, sous prétexte de mieux organiser les soins et de diminuer le côut de la médecine, a achevé le travail de démolition de la qualité : la médecine française, qui était excellente jusqu'à la fin du XX° siècle est devenue globalement médiocre et surtout inhomogène, variable d'un endroit à l'autre, d'un médecin à l'autre, d'un centre à l'autre...
Sur le plan social, l'augmentation de l'efficacité scientifique, objective et globale, de la médecine a dissimulé pendant longtemps, aux yeux du bon peuple,la détérioration de sa qualité en pratique. Le pire médecin actuel est plus efficace que ne l'était Hippocrate !
Le bon peuple s'en aperçoit maintenant en découvrant que la médecine a déja plusieurs "vitesses". L'égalité à l'accès aux soins est devenu un mythe de plus. Au petit bonheur la chance ! Au petit bonheur la vie ! Vue côté malade, la qualité de la médecine est devenue aléatoire. Les urgences du Val-de-Grâce ne sont jamais fermées pour la nomenklatura. La fermeture de nombreux services et centres touche davantage ceux qui sont moins bien conseillés ou moins instruits. Maintenant la meilleure assurance pour bénéficier d'une bonne médecine est d'avoir un bon carnet d'adresses médicales et de bonsconseils médicaux. Le métier de "coach" médical a de beaux jours devant lui !
Sur le plan humain, pour le médecin, l'efficacité scientifique a fait passer au second plan et parfois disparaître, la compassion médicale, nécessaire et fondamentale dans ce sacerdoce. A sa place, on a institué maintenant des règles de bonne pratique médicale, des recommandations opposables, des algorythmes thérapeutiques, des codes de déontologie, mais aussi des menaces de sanctions, de déconventionnemet, de radiation... Jamais la médecine n'a été aussi efficace et jamais le médecin n'a été aussi peu respecté.
On a voulu normater et formater la médecine ! Et pourtant faire rentrer la complexité de la médecine et sa variabilité d'un malade à l'autre, dans des cadres administratifs rigides, est impossible. Toutes ces règlementations ont une certaine utilité, celles d'un garde-fou, mais leur caractère général et absolu perturbe l'Art médical. L'internet qui permet aux malades d'avoir accès au meilleur et au pire de de l'information médicale, sans avoir les bases nécessaires pour trier, a crée une nuvelle pathologie appelée cyberchondrie : croire que l'on sait parce que l'on a vu. La médecine est devenue complexe, trop parfois pour le malade qui doit, de plus en plus souvent, donner son avis sur l'organisation de la chaîne diagnostique, dépendante de multiples examens complémentaires instrumentaux et sur les options thérapeutiques le concernant.
La médecine est devenue chère parce qu'elle est devenue instrumentale et parce que les choix des examens à pratiquer sont souvent fantaisistes, sans aucune orientation clinique préalable. Un bon médecin ne se juge pas sur ses connaissances, qui doivent néanmoins atteindre un niveau minimum, mais sur son bon sens et son expérience clinique.
"Ce qui coûte le plus cher dans la médecine, c'est la médiocrité du médecin." Jérome Euvrard. Chirurgien.
La meilleure connaissance de la longue évolution des maladies chroniques telles que l'athérome cardio-vasculaire, le diabète, certains cancers... a permis de mettre au point une médecine préventive fondée sur des examens biologiques ou instrumentaux avant que l'individu ne présente des signes cliniques, avant qu'il ne se sente malade. Des prescriptions médicamenteuses et des mesures d'hygiène de vie précoces, personnalisées en fonction des facteurs de risque de l'impétrant, ont fait la preuve de leur grande efficacité pour éviter la survenue des accidents redoutables dûs à l'évolution de ces maladies.
Pendant de longues années, seules quelques personnes intelligentes ou correctement conseillées ont bénéficié de cette médecine préventive personnalisée qui est la vraie révolution de la médecine socialee en ce début de XXI° siècle. Au début, la masse de a population ne devait pas savoir parce que cela aurait coûté trop cher, ensuite, elle ne pouvait pas savoir parce qu'on le lui cachait et sûrement aussi, parce qu'elle ne voulait pas savoir, préférant se goinfrer dans la société de surconsommation. bref le bon peuple ne savait pas que la médecine préventive existait et était très efficace. Les politiciens n'en ont pas encore compris toute l'importance. Les médecins n'en faisaient pas trop de peur de scier la branche sur laquelle ils se trouvaient assis. Pourtant pour être efficace socialement, la prévention doit toucher une partie importante de la population. De nombreux travaux scentifiques statistiques, menés suivant les règles de la médecine fondée sur des preuves, en ont montré l'efficacité médicale et ont permis d'évaluer les économies financières qu'elle engendrerait ultérieurement. Cardiostar System, à l'adresse www.cardiostar.net, site de "coaching" cardiologique, a été un des pionniers de la médecine préventive et reste à la disposition gratuite de la population.
Suite au prochain numéro !
Sans remonter jusqu'à William Harvey, on peut dire que la médecine moderne efficace, scientifique, est née avec la découverte de la pénicilline par Fleming et sa commercialisation vers le milieu du XX° siècle. Mais l'approche purement scientifique de ce phénomène complexe qu'est la santé des hommes est insuffisante médicalement, côute très cher et pourrait même, si l'on n'y prenait garde, nuire à la iberté de chacun. La complexité du monde biologique et l'inextrabilité du psychisme humain ont justifié le maintien d'une facette "artistique" dans ce métier qui devient de plus en plus scientifique !
Au cours des siècles, la médecine s'était peu à peu débarassée de son côté magique pour tendre vers le côté logique. Ses progrès objectifs à partir de la deuxième moitié du XX° siècle ont imposé des modifications importantes à son exercice pratique.
D'abord les politiciens ont voulu rendre ses bienfaits accessibles à tous. Cela partait d'un bon sentiment et a été possible et utile pendant une cinquantaine d'années. Puis le déripage est arrivé, comme d'habitude. En France, les pesanteurs administratives, notamment de la Sécurité Sociale et les restrictions financières ont fait passer l'économie avant les malades. La lutte permanente des administrtifs contre ce qui restait de vrais et bons médecins, sous prétexte de mieux organiser les soins et de diminuer le côut de la médecine, a achevé le travail de démolition de la qualité : la médecine française, qui était excellente jusqu'à la fin du XX° siècle est devenue globalement médiocre et surtout inhomogène, variable d'un endroit à l'autre, d'un médecin à l'autre, d'un centre à l'autre...
Sur le plan social, l'augmentation de l'efficacité scientifique, objective et globale, de la médecine a dissimulé pendant longtemps, aux yeux du bon peuple,la détérioration de sa qualité en pratique. Le pire médecin actuel est plus efficace que ne l'était Hippocrate !
Le bon peuple s'en aperçoit maintenant en découvrant que la médecine a déja plusieurs "vitesses". L'égalité à l'accès aux soins est devenu un mythe de plus. Au petit bonheur la chance ! Au petit bonheur la vie ! Vue côté malade, la qualité de la médecine est devenue aléatoire. Les urgences du Val-de-Grâce ne sont jamais fermées pour la nomenklatura. La fermeture de nombreux services et centres touche davantage ceux qui sont moins bien conseillés ou moins instruits. Maintenant la meilleure assurance pour bénéficier d'une bonne médecine est d'avoir un bon carnet d'adresses médicales et de bonsconseils médicaux. Le métier de "coach" médical a de beaux jours devant lui !
Sur le plan humain, pour le médecin, l'efficacité scientifique a fait passer au second plan et parfois disparaître, la compassion médicale, nécessaire et fondamentale dans ce sacerdoce. A sa place, on a institué maintenant des règles de bonne pratique médicale, des recommandations opposables, des algorythmes thérapeutiques, des codes de déontologie, mais aussi des menaces de sanctions, de déconventionnemet, de radiation... Jamais la médecine n'a été aussi efficace et jamais le médecin n'a été aussi peu respecté.
On a voulu normater et formater la médecine ! Et pourtant faire rentrer la complexité de la médecine et sa variabilité d'un malade à l'autre, dans des cadres administratifs rigides, est impossible. Toutes ces règlementations ont une certaine utilité, celles d'un garde-fou, mais leur caractère général et absolu perturbe l'Art médical. L'internet qui permet aux malades d'avoir accès au meilleur et au pire de de l'information médicale, sans avoir les bases nécessaires pour trier, a crée une nuvelle pathologie appelée cyberchondrie : croire que l'on sait parce que l'on a vu. La médecine est devenue complexe, trop parfois pour le malade qui doit, de plus en plus souvent, donner son avis sur l'organisation de la chaîne diagnostique, dépendante de multiples examens complémentaires instrumentaux et sur les options thérapeutiques le concernant.
La médecine est devenue chère parce qu'elle est devenue instrumentale et parce que les choix des examens à pratiquer sont souvent fantaisistes, sans aucune orientation clinique préalable. Un bon médecin ne se juge pas sur ses connaissances, qui doivent néanmoins atteindre un niveau minimum, mais sur son bon sens et son expérience clinique.
"Ce qui coûte le plus cher dans la médecine, c'est la médiocrité du médecin." Jérome Euvrard. Chirurgien.
La meilleure connaissance de la longue évolution des maladies chroniques telles que l'athérome cardio-vasculaire, le diabète, certains cancers... a permis de mettre au point une médecine préventive fondée sur des examens biologiques ou instrumentaux avant que l'individu ne présente des signes cliniques, avant qu'il ne se sente malade. Des prescriptions médicamenteuses et des mesures d'hygiène de vie précoces, personnalisées en fonction des facteurs de risque de l'impétrant, ont fait la preuve de leur grande efficacité pour éviter la survenue des accidents redoutables dûs à l'évolution de ces maladies.
Pendant de longues années, seules quelques personnes intelligentes ou correctement conseillées ont bénéficié de cette médecine préventive personnalisée qui est la vraie révolution de la médecine socialee en ce début de XXI° siècle. Au début, la masse de a population ne devait pas savoir parce que cela aurait coûté trop cher, ensuite, elle ne pouvait pas savoir parce qu'on le lui cachait et sûrement aussi, parce qu'elle ne voulait pas savoir, préférant se goinfrer dans la société de surconsommation. bref le bon peuple ne savait pas que la médecine préventive existait et était très efficace. Les politiciens n'en ont pas encore compris toute l'importance. Les médecins n'en faisaient pas trop de peur de scier la branche sur laquelle ils se trouvaient assis. Pourtant pour être efficace socialement, la prévention doit toucher une partie importante de la population. De nombreux travaux scentifiques statistiques, menés suivant les règles de la médecine fondée sur des preuves, en ont montré l'efficacité médicale et ont permis d'évaluer les économies financières qu'elle engendrerait ultérieurement. Cardiostar System, à l'adresse www.cardiostar.net, site de "coaching" cardiologique, a été un des pionniers de la médecine préventive et reste à la disposition gratuite de la population.
Suite au prochain numéro !
lundi 21 mars 2011
ELOGE DE LA CONNERIE !
"Rien n'est plus sot que de traiter avec sérieux des choses frivoles ; mais rien n'est plus spirituel que de faire servir la frivolité à des choses sérieuses." Erasme.
Depuis des siècles, les Français se considèrent volontiers comme le peuple le plus inelligent de la terre. Mais nous sommes menacés très gravement menacés d'un déripage ( mélange de dérapage et de dérive ) de notre intelligence sociale et individuelle, vers une connerie irrépressible, qui se propagerait comme une épidémie. Il faut donc s'en préoccuper rapidement ! Malgré les apparences du débat, l'incorrection familière du titre et l'incongruité du sujet, il s'agit d'une réflexion sérieuse qui, malheureusement, ne peut pas se couper d'un humour grinçant voire caustique et d'une dérision amère.
Cet éloge sera centré sur ce qu'on appelle maintenant l'Hexagonie, fief communautaire qui était auparavant la France.
" Deux choses sont infinies : l'univers et la stupidité humaine. Et encore pour l'univers, je n'en suis pas sûr !" Albert Einstein.
Le mot connerie ne figurait pas dans le Larousse du XX° siècle en six volumes, non pas parce qu'elle n'existait pas, mais parce qu'on ne parlait pas de ces choses là à cette époque ! Par contre, le petit Robert stipule que c'est une imbeccilté, une absurdité.
"Quelle connerie la guerre !" Prévert.
La connerie triomphe dans le langage courant actuel. Mort aux cons ! Quel con ! Que je suis con ! Bernard Tapie considérait que la désignation de Ségolène Royal comme candidate du Parti Socialiste à la Présidence de la République était une " énorme connerie". Ce bon mot l'a ultérieurement bien servi. Dans l'insulte, on charge la terminaison pour accentuer l'effet délétère : va donc, connard ! Dégage connasse ! Une formule présidentielle a fait florès : " Casse-toi pauv' con ! Se couper des pauvres et des cons, cela fait beaucoup pour un politicien. En effet, en démocratie, ce sont les plus nombreux qui gagnent, ce qui laisse une bonne chance aux cons car ils sont nombreux !
Des politiciens astucieux mais en manque d'électeurs pourraient créer le plus grand parti de l'Hexagonie, qui s'appelerait: Vive les cons ( VLC ). Succès électoral assuré !
Un bouquiniste parisien du nom de Georges Filloux a écrit dans les années 2000 un petit livre sur le sujet : "Pour une dialectique de la connerie". Le bouquiniste et le bouquin sont devenus introuvables, mais les cons prolifèrent.
La connerie est la caractéristique des cons. Ce peut être une erreur ou une faute de pensée, une action ou une décision erronnée ou prise à contretemps, qui aboutit à un résultat néfaste, mauvais, pitoyable, catastrophique...mais aussi par extension c'est une caractéristique éventuelle d'un être humain ou d'un groupe d'êtres humains. Voire une insulte !
Une connerie est intuitivement claire dans les approches objectives de la réalité. C'est une incapacité à comprendre un raisonnement ou à se comporter logiquement. C'est alors le contraire de l'intelligence. Dans ce domaine, si le cerveau humain peut déraper, déconner et se tromper, la réalité nous rappelle rapidement à l'ordre.
Plus difficile est de qualifier la connerie lors de l'approche de problèmes qui touchent aux rapports iner-humains. Jacques Chirac, en 2005, au Salon de l'Agriculture affirmait : " voter non au référendum sur la Constitution européenne serait une connerie !" Et pourtant la sacro-sainte majorité démocratique a choisi la connerie ! Ce qui n'a pas empêché les députés de la contredire quelques mois plus tard.
"Si tous les cons volaient, il ferait constament nuit !" confirmait San Antonio. Depuis la nuit des temps, il semble établi que les cons sont plus nombreux que les non-cons. Oui ! Mais comment les détecter ?
Une réplique de l'excellent film " Les tontons flingueurs" va nous aider : " les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît." Signé Audiard.
Il y a tout un continuum dans la connerie. Elle n'obéit pas à la loi du tout ou rien : je suis con ou non. On est plus ou moins con, en fonction du temps que durent nos épisodes de connerie et de leur gravité par leurs conséquences.
En plus, tout n'est pas quantifiable, mesurable, dans la nature. Il faut admettre un côté qualitatif à beaucoup de choses, c'est ce qu'on appelle la performance d'un sportif, d'un artiste, d'un chirugien... Même la connerie doit doit garder un aspect qualitatif.
La notion de connerie n'apparaît objectivement parfois que bien des années après qu'une décison malheureuse l'ait engendrée. Il faut savoir s'imposer une suspension temporaire du jugement sur la connerie. Les soi-disant "sciences" humaines sont un terreau très favorable à l'éclosion de beaucoup de conneries. Sciences politiques ( Science Po ) en est un exemple criant : la politique n'a jamais été une science !
Dans le domaine artistique, c'est encore plus net. Il s'agit d'irrationnel, d'imaginaire où tout est permis, rien n'est vérifiable par une démarche logique de type scientifique. Tout est permis ! Selon le relativisme : tout se vaut ! Ah ! Bon.
Quelques caractéristiques de la connerie individuelle sont remarquables :
elle est en général involontaire, par ignorance, par désinvolture, par viciation de la pensée. Les cons utilisent volontiers des schémas de pensée automatique : la pensée à tiroir. En médecine, cela donne l'absurdité : diarrhée = diarsed ! Ils se laissent aussi enfermer dans la pensée en tunnel qui consiste à ne pas savoir sortir d'une idée si elle s'avère mauvaise et fuir en avant en négligeant tous les signaux qui vont contre cette idée. Ils adorent la pensée panurgienne : penser comme les autres cela les rassure. A l'opposé, la pensée contrarienne est plus élitiste mais son emploi systématique peut devenir irritant par son côté systématique.
La connerie volontaire est plus grave, souvent réservée aux esprits tordus ; elle confine au banditisme.
La connerie individuelle peut être aigue et transitoire ou chronique et lancinante. En fait, il faut apprendre à vivre avec la connerie : elle est partout !
La connerie sociale est contagieuse. L'actualité nous montre régulièrement que, comme les moutons de Panurge,les hommes réunis en foule peuvent agir de la façon la plus stupide qui soit.
"Quand un homme se noie, il se raccroche même à un serpent." Proverbe arabe.
La connerie ne disparaît pas avec l'éducaion. Au contaire, elle s'organise.Elle se déplace et se transforme. Elle se dissimule souvent derrière un verbiage incompréhensible. Malheureusement l'éducation donne souvent plus de moyens à sa connerie pour se manifester. Le bon peuple est humble, il connait ses limites, les accepte et suspend son jugement ou en change. L'elite ne se permet pas d'hésiter. Ce serait un signe de faiblesse : elle doit avoir la vérité sur le bout de la langue dans l'instant, la science infuse, la solution à tout.
Un dicton aéronautique affirme que "lorsqu'une connerie est possible, il y aura un jour ou l'autre un con pour la faire." il faut donc créer des systèmes où la connerie est impossible. Difficile, camarade !
Je me trouve moi-même parfois assez connard et nous sommes tous, à un moment ou à un autre, des connards.
L'appréciation de la connerie est subjective. Ce sont les autres que l'on trouve cons, en général. Il faut faire un effort, pénible, d'objectivité pour évaluer son degré de connerie personnelle. On pourrait envisager de définir des critères de connerie, mais ils sont si nombreux... Certains endroits stimulent la connerie : la circulation sur les routes en voiture, les stades de foutebol, les podiums des manifestations politiques, les parades qu'elles soient techno, gaies ou autres. Pas de réflexion, des slogans. Le panurgisme joue un rôle aggravant car au delà d'une certaine masse critique de connerie se développe une véritable contagion sociale. Les manipulations des foules sont devenues des techniques bien codifiées.
Notre connerie évolue dans le temps pour chacun d'entre nous, en bien ou plus souvent en mal. On devient un vieux con ! mais certains jeunes partent avec de l'avance ! Le dicton italien :" la madre degli cretini é sempre incinta." pourrait se traduire par : tant qu'il y aura des hommes, il y aura des cons !
Finalement, un con c'est quelqu'un qui n'est pas d'accord avec nous !
Fin du délire, merci de l'avoir suivi jusqu'au bout.
Depuis des siècles, les Français se considèrent volontiers comme le peuple le plus inelligent de la terre. Mais nous sommes menacés très gravement menacés d'un déripage ( mélange de dérapage et de dérive ) de notre intelligence sociale et individuelle, vers une connerie irrépressible, qui se propagerait comme une épidémie. Il faut donc s'en préoccuper rapidement ! Malgré les apparences du débat, l'incorrection familière du titre et l'incongruité du sujet, il s'agit d'une réflexion sérieuse qui, malheureusement, ne peut pas se couper d'un humour grinçant voire caustique et d'une dérision amère.
Cet éloge sera centré sur ce qu'on appelle maintenant l'Hexagonie, fief communautaire qui était auparavant la France.
" Deux choses sont infinies : l'univers et la stupidité humaine. Et encore pour l'univers, je n'en suis pas sûr !" Albert Einstein.
Le mot connerie ne figurait pas dans le Larousse du XX° siècle en six volumes, non pas parce qu'elle n'existait pas, mais parce qu'on ne parlait pas de ces choses là à cette époque ! Par contre, le petit Robert stipule que c'est une imbeccilté, une absurdité.
"Quelle connerie la guerre !" Prévert.
La connerie triomphe dans le langage courant actuel. Mort aux cons ! Quel con ! Que je suis con ! Bernard Tapie considérait que la désignation de Ségolène Royal comme candidate du Parti Socialiste à la Présidence de la République était une " énorme connerie". Ce bon mot l'a ultérieurement bien servi. Dans l'insulte, on charge la terminaison pour accentuer l'effet délétère : va donc, connard ! Dégage connasse ! Une formule présidentielle a fait florès : " Casse-toi pauv' con ! Se couper des pauvres et des cons, cela fait beaucoup pour un politicien. En effet, en démocratie, ce sont les plus nombreux qui gagnent, ce qui laisse une bonne chance aux cons car ils sont nombreux !
Des politiciens astucieux mais en manque d'électeurs pourraient créer le plus grand parti de l'Hexagonie, qui s'appelerait: Vive les cons ( VLC ). Succès électoral assuré !
Un bouquiniste parisien du nom de Georges Filloux a écrit dans les années 2000 un petit livre sur le sujet : "Pour une dialectique de la connerie". Le bouquiniste et le bouquin sont devenus introuvables, mais les cons prolifèrent.
La connerie est la caractéristique des cons. Ce peut être une erreur ou une faute de pensée, une action ou une décision erronnée ou prise à contretemps, qui aboutit à un résultat néfaste, mauvais, pitoyable, catastrophique...mais aussi par extension c'est une caractéristique éventuelle d'un être humain ou d'un groupe d'êtres humains. Voire une insulte !
Une connerie est intuitivement claire dans les approches objectives de la réalité. C'est une incapacité à comprendre un raisonnement ou à se comporter logiquement. C'est alors le contraire de l'intelligence. Dans ce domaine, si le cerveau humain peut déraper, déconner et se tromper, la réalité nous rappelle rapidement à l'ordre.
Plus difficile est de qualifier la connerie lors de l'approche de problèmes qui touchent aux rapports iner-humains. Jacques Chirac, en 2005, au Salon de l'Agriculture affirmait : " voter non au référendum sur la Constitution européenne serait une connerie !" Et pourtant la sacro-sainte majorité démocratique a choisi la connerie ! Ce qui n'a pas empêché les députés de la contredire quelques mois plus tard.
"Si tous les cons volaient, il ferait constament nuit !" confirmait San Antonio. Depuis la nuit des temps, il semble établi que les cons sont plus nombreux que les non-cons. Oui ! Mais comment les détecter ?
Une réplique de l'excellent film " Les tontons flingueurs" va nous aider : " les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît." Signé Audiard.
Il y a tout un continuum dans la connerie. Elle n'obéit pas à la loi du tout ou rien : je suis con ou non. On est plus ou moins con, en fonction du temps que durent nos épisodes de connerie et de leur gravité par leurs conséquences.
En plus, tout n'est pas quantifiable, mesurable, dans la nature. Il faut admettre un côté qualitatif à beaucoup de choses, c'est ce qu'on appelle la performance d'un sportif, d'un artiste, d'un chirugien... Même la connerie doit doit garder un aspect qualitatif.
La notion de connerie n'apparaît objectivement parfois que bien des années après qu'une décison malheureuse l'ait engendrée. Il faut savoir s'imposer une suspension temporaire du jugement sur la connerie. Les soi-disant "sciences" humaines sont un terreau très favorable à l'éclosion de beaucoup de conneries. Sciences politiques ( Science Po ) en est un exemple criant : la politique n'a jamais été une science !
Dans le domaine artistique, c'est encore plus net. Il s'agit d'irrationnel, d'imaginaire où tout est permis, rien n'est vérifiable par une démarche logique de type scientifique. Tout est permis ! Selon le relativisme : tout se vaut ! Ah ! Bon.
Quelques caractéristiques de la connerie individuelle sont remarquables :
elle est en général involontaire, par ignorance, par désinvolture, par viciation de la pensée. Les cons utilisent volontiers des schémas de pensée automatique : la pensée à tiroir. En médecine, cela donne l'absurdité : diarrhée = diarsed ! Ils se laissent aussi enfermer dans la pensée en tunnel qui consiste à ne pas savoir sortir d'une idée si elle s'avère mauvaise et fuir en avant en négligeant tous les signaux qui vont contre cette idée. Ils adorent la pensée panurgienne : penser comme les autres cela les rassure. A l'opposé, la pensée contrarienne est plus élitiste mais son emploi systématique peut devenir irritant par son côté systématique.
La connerie volontaire est plus grave, souvent réservée aux esprits tordus ; elle confine au banditisme.
La connerie individuelle peut être aigue et transitoire ou chronique et lancinante. En fait, il faut apprendre à vivre avec la connerie : elle est partout !
La connerie sociale est contagieuse. L'actualité nous montre régulièrement que, comme les moutons de Panurge,les hommes réunis en foule peuvent agir de la façon la plus stupide qui soit.
"Quand un homme se noie, il se raccroche même à un serpent." Proverbe arabe.
La connerie ne disparaît pas avec l'éducaion. Au contaire, elle s'organise.Elle se déplace et se transforme. Elle se dissimule souvent derrière un verbiage incompréhensible. Malheureusement l'éducation donne souvent plus de moyens à sa connerie pour se manifester. Le bon peuple est humble, il connait ses limites, les accepte et suspend son jugement ou en change. L'elite ne se permet pas d'hésiter. Ce serait un signe de faiblesse : elle doit avoir la vérité sur le bout de la langue dans l'instant, la science infuse, la solution à tout.
Un dicton aéronautique affirme que "lorsqu'une connerie est possible, il y aura un jour ou l'autre un con pour la faire." il faut donc créer des systèmes où la connerie est impossible. Difficile, camarade !
Je me trouve moi-même parfois assez connard et nous sommes tous, à un moment ou à un autre, des connards.
L'appréciation de la connerie est subjective. Ce sont les autres que l'on trouve cons, en général. Il faut faire un effort, pénible, d'objectivité pour évaluer son degré de connerie personnelle. On pourrait envisager de définir des critères de connerie, mais ils sont si nombreux... Certains endroits stimulent la connerie : la circulation sur les routes en voiture, les stades de foutebol, les podiums des manifestations politiques, les parades qu'elles soient techno, gaies ou autres. Pas de réflexion, des slogans. Le panurgisme joue un rôle aggravant car au delà d'une certaine masse critique de connerie se développe une véritable contagion sociale. Les manipulations des foules sont devenues des techniques bien codifiées.
Notre connerie évolue dans le temps pour chacun d'entre nous, en bien ou plus souvent en mal. On devient un vieux con ! mais certains jeunes partent avec de l'avance ! Le dicton italien :" la madre degli cretini é sempre incinta." pourrait se traduire par : tant qu'il y aura des hommes, il y aura des cons !
Finalement, un con c'est quelqu'un qui n'est pas d'accord avec nous !
Fin du délire, merci de l'avoir suivi jusqu'au bout.
mardi 1 février 2011
L'extrême droite existe-t-elle en France actuellement ?
Les médias politiquement corrects c'est-à-dire 95% de tous les médias, bruissent régulièrement des dangers de l'extrême droite avec des accents d'angoisse pour la démocratie, la justice sociale, les étrangers immigrés... Sans clairement définir le terme, on insinue qu'il sous-tend le fascisme, Hitler, le racisme pervers, les camps de concentration... en un mot l'horreur.
Quand Le Pen accède, le plus légalement du monde, au deuxième tour en 2012, on déchaîne la rue pour hurler au loup, au diable. On forme un front républicain ! C'est un véritable affront national !
En fait, le Front National ne regroupe que des gens déçus par les politiciens aux affaires depuis des lustres. Ils forment un kyrielle de chapelles de pensée moraliste et idéaliste : monarchistes, catholiques et beaucoup de nostalgiques d'un passé où la France avait encore son mot à dire dans le monde.
Ces gens, copieusement insultés par les "bien pensants", respectent néanmoins les lois morales et veulent la sécurité des biens et des personnes. Ils aiment le travail, la famille et la Patrie : mots qui ont été diabolisés par la pensée unique obligatoire. Ils ne crachent pas sans arrêt sur la période coloniale et sur le régime de Vichy. Ils se proclament de Droite Nationale et demandent seulement la préférence nationale, c'est-à-dire qu'un gouvernement national s'occupe prioritairement de ses nationaux, comme cela se fait dans tous les autres pays ! Ils veulent conserver à la France sa souveraineté qui est pour une nation ce que la liberté est à un individu. Rien de très fasciste dans tout cela !
Le FN n'a jamais été au pouvoir et n'a donc jamais participé aux magouilles financières et politiciennnes qui dégoûtent de plus en plus la population. Personne ne peut l'accuser de malhonnêteté. Quand il approche d'un pouvoir, quel qu'il soit, on change vite le mode de scrutin ou le découpage électoral pour remettre les choses en ordre. Le bon ordre , bien sûr ! Et on l'accuse de ne pas être démocrate...
Le mythe de l'extrême droite en France a été inventé par Mitterand pour diviser la majorité de droite qui existe de longue date dans ce pays. Les crétins dits de la droite mollassone ont avalisé le message.
L'extrême droite n'existe pas en France !
Le changement de Président du FN et l'impopularité de Sarkozy devraient faire réfléchir les " élites" politiciennes aux affaires actuellement sur l'utilité et la nécessité de "dédiaboliser" le Front national et de "déculpabiliser" ses électeurs, rapidement, avant 2012 pour éviter de voir émerger de nouveau un marxisme plus ou moins édulcoré mais dévastateur pour le pays.
Quand Le Pen accède, le plus légalement du monde, au deuxième tour en 2012, on déchaîne la rue pour hurler au loup, au diable. On forme un front républicain ! C'est un véritable affront national !
En fait, le Front National ne regroupe que des gens déçus par les politiciens aux affaires depuis des lustres. Ils forment un kyrielle de chapelles de pensée moraliste et idéaliste : monarchistes, catholiques et beaucoup de nostalgiques d'un passé où la France avait encore son mot à dire dans le monde.
Ces gens, copieusement insultés par les "bien pensants", respectent néanmoins les lois morales et veulent la sécurité des biens et des personnes. Ils aiment le travail, la famille et la Patrie : mots qui ont été diabolisés par la pensée unique obligatoire. Ils ne crachent pas sans arrêt sur la période coloniale et sur le régime de Vichy. Ils se proclament de Droite Nationale et demandent seulement la préférence nationale, c'est-à-dire qu'un gouvernement national s'occupe prioritairement de ses nationaux, comme cela se fait dans tous les autres pays ! Ils veulent conserver à la France sa souveraineté qui est pour une nation ce que la liberté est à un individu. Rien de très fasciste dans tout cela !
Le FN n'a jamais été au pouvoir et n'a donc jamais participé aux magouilles financières et politiciennnes qui dégoûtent de plus en plus la population. Personne ne peut l'accuser de malhonnêteté. Quand il approche d'un pouvoir, quel qu'il soit, on change vite le mode de scrutin ou le découpage électoral pour remettre les choses en ordre. Le bon ordre , bien sûr ! Et on l'accuse de ne pas être démocrate...
Le mythe de l'extrême droite en France a été inventé par Mitterand pour diviser la majorité de droite qui existe de longue date dans ce pays. Les crétins dits de la droite mollassone ont avalisé le message.
L'extrême droite n'existe pas en France !
Le changement de Président du FN et l'impopularité de Sarkozy devraient faire réfléchir les " élites" politiciennes aux affaires actuellement sur l'utilité et la nécessité de "dédiaboliser" le Front national et de "déculpabiliser" ses électeurs, rapidement, avant 2012 pour éviter de voir émerger de nouveau un marxisme plus ou moins édulcoré mais dévastateur pour le pays.
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