lundi 18 juin 2012

Aplanos


Aplanos : tout droit, sans dévier !
Devise des Montmorency que j’ai fait mienne.


François Hollande et le Parti Social ont tous les pouvoirs dans la pauvre République Française. Soit ! C’est la volonté de la petite partie du peuple qui a pris la peine de voter. Au moins, le nouvel échec du socialisme n'aura aucune excuse !

Voilà ce que sera le quinquennat :
La facilité va être, pour les élites de gauche, de faire passer tous les projets sociétaux qui leurs sont chers. Division de la France.
Les impératifs économico-financiers les contraindront à augmenter sélectivement les impôts sans pratiquement diminuer les dépenses de l’Etat. Socialisme oblige et échec économique garanti. Comme dab !
Sur les problèmes européens, on mettra, de conserve avec les autres dirigeants, des rustines palliatives, sur la chambre à air crevée, sans jamais se soucier du vrai problème à long terme : l’acceptation par les peuples des décisions technocratiques des élites.  
La viabilité de l’euro-monnaie unique, l’organisation de la supra-nationalité et le futur de l’inhomogène Union Européenne à 27 pourraient être des thèmes de discussion pour la caste technocratique de Bruxelles. Chikaia prévisible !

Voici ce qu’il pourrait être :
Quelques propositions hardies mais qui auraient la possibilité de corriger de façon curative nos déripages.
- Il serait souhaitable de supprimer la caste des politiciens professionnels qui pataugent dans le marigot pendant toute leur vie active. Ils n’ont qu’un but , c’est leur réelection pour sauver leur gamelle. Pratiquement aucun n’a eu de travail préalable dans la société civile, si ce n’est pour beaucoup d’avoir été fonctionnaire de l’enseignement public. Nos dirigeants devraient être choisis sur leur performance passées dans la société civile et non pas seulement sur des diplômes universitaires théoriques dont Sciences Po est l’emblème honteux, car il sélectionne, autour de 18-20 ans, les plus arrivistes de nos étudiants, qui n’ont aucune expérience de la réalité du monde. Et encore Sciences Po vient d’abaisser ses critères de sélection pour s’ouvrir aux arrivistes des minorités.
- Tout cumul de fonction élective doit être interdit. Si une fonction ne justifie pas, à elle seule, un temps plein il faut la fusionner avec une autre pour n’en garder qu’une seule. Le cumul d’une fonction élective avec une autre fonction rémunérée doit être rendu public. La durée d’une fonction élective doit être clairement limitée pour permettre un renouvellement régulier de nos dirigeants. Heureusement pour cette caste de politiciens professionnels et malheureusement pour la population, la démocratie a organisé et en quelque sorte pacifié la transmission des pouvoirs. Ainsi les mécanismes électoraux que nous connaissons, offrent des repêchages (retournements de veste ) aux sortants, des possibilités de tergiversations et surtout des moyens de manipuler les électeurs, voire de fausser les élections. Les élites ont tendance à se perpétuer par clonage, c’est-à-dire que les successeurs sont choisis sur le modèle de… et par… leurs prédécesseurs. Amener au pouvoir des cervelles bien formées, fraîches et ouvertes est difficile car leurs prédécesseurs s’accrochent à leurs places, à leurs idées, à leur pouvoir et à leurs privilèges. Reconnaître ses erreurs ou abandonner des concepts auxquels on est habitué est intellectuellement pénible, même si leurs résultats décevants et persistants l’imposent. Changer de logiciel cérébral est difficile, nous l’avons dit, mais cela devient nécessaire.

- l’Etat doit revenir à ses quatre fonctions régaliennes et s’y tenir : sécurité et ordre intérieurs, défense nationale, justice et affaires étrangères. Le reste doit être privatisé et soumis au système concurrentiel avec un contrôle effectif de qualité et d’éthique, plus haut situé, qui doit échoir à l’Etat ou à une de ses émanations contrôlée par le suffrage universel.
- Il faut limiter le gouvernement à une dizaine de ministres, mais des bons pas des marionnettes, et faire contrôler le budget annuel du gouvernement par le suffrage universel.
L’Etat doit ainsi avoir un rôle fort de contrôle et de sanction, si nécessaire, sur les autres activités de la société qu’il délègue au secteur concurrentiel.
- L’Etat doit travailler pour conseiller le citoyen qui est son mandataire. Le client doit rester l’élément fondamental pour une administration (sans concurrence), comme c’est le cas dans le système concurrentiel.
- Redonner aux institutions leur rôle initial : Les impôts n’ont pas de rôle de redistribution des revenus. Si on veut redistribuer il faut agir sur les salaires et émoluments divers.
- suppression du droit du sol et politique d’aide aux familles françaises. Mais les autres subventions doivent être réduites drastiquement, pratiquement supprimées. Cela permettrait de baisser les impôts et d’espérer un peu de croissance.
- Suppression immédiate de toutes les prestations sociales pour tous les étrangers en situation irrégulière.
La lutte de l’obus contre les fortifications est aussi vieille que l’humanité. Le progrès de l’un doit entraîner une réaction de l’autre pour s’améliorer. La fraude doit stimuler un progrès dans le contrôle.
- Le « syndrome du guichet administratif», qui donne un ascendant immédiat à celui qui est derrière le guichet par rapport à celui qui est devant, doit être supprimé.
-Supprimer le rôle de nou-nou de l’Etat. Les citoyens sont adultes et responsables.
- La corruption doit être punie de peines temporaires de travaux forcés d’utilité publique. Personne ne doit pouvoir décider seul de ses émoluments (ni le Président de la République, ni les députés et sénateurs, ni les hauts-fonctionnaires, ni les dirigeants des grandes entreprises industrielles étatisées)
- La collusion tacite Etat-banques doit être contrôlée par un organisme indépendant supervisé par un comité de spécialistes élus au suffrage universel.
-les décisions de la Cour des comptes doivent être suivies de sanctions judiciaires effectives
-les décisions technocratiques doivent toujours rester sous le contrôle du suffrage universel

-Le système financier international a besoin de quelques règles ou balises de sécurité, de limites. Il faut contrôler toutes les formes de produits dérivés et de crédit inventées par les banques et qui sont des créations monétaires déguisées. Dans ce cadre bien limité on peut admettre l’existence de comité de techniciens supra-nationaux , organisés par l’ONU par exemple. Il lui faudrait aussi une devise mondiale plus acceptable par tous que le dollar US. Imaginer un panier de devises fiduciaires avec de l’or physique dans le panier.
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-La justice doit se simplifier, s’accélérer et se dépolitiser.
Elle doit se standardiser pour qu’un jugement pour la même faute ne soit pas différent à Nanterre et à Perpignan.
Les peines de prison doivent être remplacées par des travaux forcés d’utilité publique, surveillés selon les principes en vigueur à la Légion Etrangère et dont les résultats doivent être contrôlés et rendus publics.

- Affaires étrangères.
  • Abandonnons ce que nous appelons notre rôle messianique mondial et ses astreintes. Limitons considérablement le droit d’ingérence, par exemple.


N’imaginez pas une seule seconde que ces idées pourraient ëtre discutées ! Alors préparez-vous à la chienlit.
« Les affaires des hommes ont toujours très mal marché » Jacques Bainville.
Ps : Je vais passer une semaine dans les iles grecques pour admirer les paysages, lire Pindare et relire l'Odyssée. Je vous raconterai ce que j'aurai vu.

mardi 12 juin 2012

Débacle sociale et triomphe de l'individu.




Pour pouvoir vivre harmonieusement dans une société, il faut que les individus qui la constituent acceptent un certain nombre de règles et qu’ils adhérent à un certain nombre de principes fondamentaux. C’est ce que Renaud Camus appelle « un moins pour un plus ». Si on n’accepte pas "le moins" (un peu moins de liberté individuelle), on n’a pas "le plus" (la possibilité de bien vivre dans son entourage familial, social, national). C’est alors le triomphe de la pulsion, de l’envie et de la brutalité. A l’extrême, on revient à la barbarie ancestrale.
La désintégration du ciment social de notre nation n’est pas venue de la masse populaire mais d’intellectuels qui ont imposé la permissivité, qu’ils souhaitaient pour eux, à toute la population. Ce qui aurait pu être tolérable pour un petit nombre de gens discrets est devenu une catastrophe par la simple multiplication des soi-disant libertaires, forts en gueule et adeptes du toujours plus. Les limites sont faites pour être franchies, affirment-ils ! Ce n’est pas toujours vrai.
Pendant un temps cette libération des énergies individuelles, accompagnée par une période de croissance économique (les trente glorieuses) a très bien fonctionné socialement. Comme cela se passe aussi au début des régimes autoritaires : les trains partent à l’heure ! Puis ensuite cela se gâte.
Ainsi, progressivement, après la deuxième guerre mondiale avec un orgasme social en mai 1968, le monde occidental s’est jugé assez évolué et assez fort pour donner une préséance totale aux pulsions individuelles vis-à-vis des impératifs de cohésion sociale.
Il est devenu interdit d’interdire. L’autorité a dû disparaître comme un vestige honteux : le père doit devenir l’égal de son fils, l’enseignant n’a plus aucune autorité sur l’élève. Le fiasco actuel de l’éducation nationale est la preuve expérimentale de l’erreur.
La recherche d’une égalitarisme forcené aboutit aux stupidités que l’on constate maintenant : des quotas pour favoriser l’entrée de minorités dans les grandes écoles, des revendications de parité homme-femme en politique, dans les conseils d’administration... Partout ! On n’en est pas encore à la parité dans les unités combattantes de l’armée ou dans les métiers d’infirmières et de sage-femmes, mais on pourrait y arriver ! La fantastique escroquerie intellectuelle baptisée « théorie du genre » bouscule toutes les notions biologiques pour faire valoir une idéologie farfelue. La pensée légale, obligatoire, unique et correcte (PLOUC) manipulée par les groupes de pression des minorités impose la préséance de l’idéologie sur la vérité. Le député Vanneste qui affirmait l’inexistence de déportation de Français, pendant la guerre, pour cause d’homosexualité disait vrai et pourtant il a été exclu de l’UMP. Il y a peu, un film télévisuel sur Toussaint-Louverture sacrifiait ouvertement (aux dires mêmes de son metteur en scène) la vérité historique à la connivence idéologique.
« La vérité vous rendra libres » disait Saint Jean, mais comme cette phrase a été traduite en allemand et utilisée par les Nazis, elle n’a plus cours. Citer Brasillach, un des meilleurs écrivains français du XX° siècle, est inconvenant. Par contre citer Staline, Che Guevara ou Mao est du meilleur effet.
Pour essayer d’enrayer la dégradation sociale qui devient évidente, une avalanche de lois, décrets, oukases s’abat sur la population qui n’en peut mais. La vitesse en voiture est contrôlée par de multiples espions ultrasoniques mais 250 000 avortements sont légalisés et remboursés chaque année. L’Union Européenne se préoccupe des dimensions des cages des poules pondeuses mais des milliers de personnes dorment dans la rue en France. La loi récente sur l’interdiction du port du voile intégral, inapplicable dans nos conditions et bien sûr inappliquée fait rire le monde entier.

La démolition de la famille traditionnelle est déjà bien avancée. Décomposée, recomposée, pacsée, la famille moderne aboutit à des catastrophes psychologiques pour les rares enfants, les mères abandonnées ou les maris désespérés. Seuls les avocats s’en réjouissent. Le mariage naturel, hétérosexuel, a de moins en moins d’adeptes, mais les homosexuels le réclament à cor et à cris.

Les critiques faites aux nations et la responsabilité qu’on leur impute dans les malheurs humains ont fait disparaître en France le patriotisme. Seuls quelques évènement sportifs peuvent le faire épisodiquement réapparaître pendant quelques heures.

Les médias sont dépendants de leurs propriétaires et les journalistes sont comme les téléphones portables : très peu sont libres et la plupart sont bloqués par la ligne éditoriale qu’on leur impose. La désinformation va ainsi bon train.
Toutes ces évolutions négatives aboutissent peu à peu à la sensation de déclin.
Plutôt que de faire une longue litanie des « dé » qui font florès dans les conversations, je la résumerai par une déchéance dans tous les domaines : industriel, commercial, médical, artistique…
Sans être particulièrement machiste, on peut même parler de dévirilisation de la société. Elle abandonne les vertus qui la rendaient respectable et digne pour devenir veule, malléable et soumise. On préfère le principe de précaution au principe de responsabilité. Nos zélites se vautrent dans la repentance et les demandes de pardon à tout le monde. Tout pour sauver leur gamelle ! Dans le secteur intellectuel, Renaud Camus parle de décivilisation. J’ai peur qu’il ait raison et que ce ne soit qu’un début.


Pour conclure, imaginez-vous, vous Français de souche gallo-romaine ou européenne, dans un « imbroglio » social extrêmement compliqué et dangereux  qui pourrait rappeler un champ de bataille.
Vous êtes affaibli par l’obligation d’accepter des stupidités : théorie du genre, repentances des élites, insécurité dans la vie de tous les jours…Vous devenez pauvres ou en tout cas moins riches. Vous ne pouvez pratiquement rien dire contre la PLOUC (Pensée légale, obligatoire, unique et correcte). Vous devez néanmoins progresser dans le champ de mines du mondialisme, avec une grenade dégoupillée dans la main représentée par une marée migratoire allochtone que personne ne peut contrôler. Dans cette invasion, l’islam, prédominant, pour le moment se cantonne dans les jérémiades mais attend son augmentation numérique pour pousser à l’extégration* des autochtones, en ponctuant l’actualité d’épisodes brutaux menés par ses extrémistes fanatisés. Nous venons d’inventer la bombe à fragmentation dans le domaine social ! Son explosion ne se vérifiera expérimentalement que dans quelques années, mais, à ce moment-là, la répartition des ennuis ne sera pas égalitaire. Paradoxalement, plus la responsabilité des gens qui auront soutenu ces évolutions sera grande, moins ils risqueront d’être atteints par les conséquences de leurs décisions malencontreuses. La masse populaire risque de trinquer davantage que les zélites. Alleluia !

* Extégration : Néologisme qui définit le contraire de l’intégration. Ici, c’est l’autochtone qui doit s’intégrer dans le moule culturel de l’allochtone. L’extégration est toujours précédée par le communautarisme.

jeudi 24 mai 2012

Pourquoi et comment on devient si vite un « vieux con » ?



Nous sommes tous menacés de devenir des « vieux cons ». Cette expression triviale est passée dans le langage courant mais elle n’exclut pas, bien sûr, l’existence de jeunes cons. Il y a,  bien sur, des cons qui le sont depuis toujours !
L’ardeur de la jeunesse pousse beaucoup de « jeunes loups » à gravir la pente, longue et savonnée, qui mène à la notoriété professionnelle, sociale, politique, sportive, médiatique… On leur a dit que là-haut tout était beau et bon. Mais, on ne leur a pas dit que cette sublime crête de notoriété est extrêmement étroite et que derrière se cache un abîme profond qui attend les « vieux cons ». On passe très vite de jeune loup à vieux con ! Il suffit de passer la crête.
On peut tomber dans le gouffre des « vieux cons » déséquilibré par un faux-pas ou emporté par son impétuosité, ses habitudes, son ego ; on y est parfois poussé par un concurrent qui veut une place au sommet ; les vicissitudes physiques, neuro-sensorielles ou psychiques de l’âge mûr peuvent aussi faciliter la chute.

Le « vieux con », en général, est caractérisé par un décalage entre le monde ambiant toujours évolutif et son cerveau qui se fixe dans ses convictions ou habitudes. Une fois ce décalage crée, il aura tendance à s’amplifier au fil du temps. La résistance du cerveau bloqué se durcira avec le temps qui passe.

La réalité du monde qui nous entoure est en perpétuel mouvement sous les influences multiples du progrès technique, des aléas de la conjoncture, de décisions politiques, d’évolutions économiques, de modes ou de tendances…
« Tout est mouvement. » Héraclite.
Il faut s’adapter ou disparaître, si l’on en croit Darwin.
« Il vaut mieux penser le changement que changer le pansement ! » Contrepèterie de Francis Blanche qui pourrait s'adresser à nos politiciens actuels.
Un « jeune » sera pratiquement obligé de s’adapter pour survivre, que cette évolution du monde lui plaise ou non, car il devra « faire avec » pendant longtemps. A cause d’une expérience encore fragile et grâce à une plasticité mentale plus grande, par panurgisme ou par nécessité, il subira pour rester « dans le vent ».
Un « mou » cédera par pulsion naturelle, par faiblesse, pour faire comme tout le monde être tranquille.
Un « vieux » normal (comme un Président de la République !), fatigué de lutter, acceptera de disparaître. Quand ce sera fait, même ses ennemis diront du bien de lui !
Mais certains « vieux », souvent parmi les esprits forts, décideront de résister à la tendance générale si elle leur paraît mauvaise, de s’arc-bouter sur leurs positions, et de le dire haut et fort. Ce sont ceux-là que l’on qualifie de « vieux cons » : insulte commode, utilisée par leurs adversaires pour dénigrer sans argumenter et pour ridiculiser et mettre les rieurs de leur côté.

Le « vieux con », armé de sa longue expérience et souvent bardé d’un ego bien dimensionné, se permet de ne pas suivre les tendances de ses pairs, de ses relations, de la mode ou de l’air du temps. Il considère que ce qu’il fait ou ce qu’il pense est plus adapté à la situation, mieux ou meilleur que ce que lui suggère la voie correcte (celle de la majorité !) et il s’y tient. En plus, il veut le faire savoir parce qu’il en est fier. Parfois même, il s’en vante.

C’est admirable et courageux s’il a quelques arguments pour défendre ses positions. Cela fera le bon « vieux con » ! L’histoire lui donnera raison, mais beaucoup plus tard (Ignace Philippe Semmelweis, Maurice Allais, Claude Frédéric Bastiat, Alexis Tocqueville…)

C’est plus criticable si c’est une reculade devant l’apprentissage de nouvelles techniques ou l’acquisition de nouvelles compétences. Ici, c’est la flemme ou l’inertie intellectuelle qui devient prédominante !

C’est terrible s’il résiste pour ne pas reconnaître qu’il s’est trompé. C’est alors le détestable « vieux con » atrabilaire !

Sur un plan théorique, le « vieux con » a souvent raison parce qu’il a de l’expérience et que les débuts d’une idée nouvelle, d’une technique innovante, d’une voie inexplorée sont souvent difficiles donc discutables.

Mais, sur le plan pratique, il aura toujours tort parce qu’il ne sera pas éternel et que l’industrie, les sponsors, les journalistes surtout ne le suivront pas, ne le défendrons pas et finalement le torpilleront. La jeunesse a toujours raison ne serait-ce que parce qu’elle sera là pour imposer ses intuitions brillantes ou ses conneries et que les autres auront disparu.

Le « vieux con » devient pitoyable s’il fait des efforts pour remonter sur la crête aigue de la notoriété, après avoir plongé dans l’abîme. La chute est irréversible. Il n’arrivera pas à remonter car c’est impossible et les jeunes loups, massés sur la crête de notoriété, se moqueront de ses vains efforts.
Par contre, le « vieux con » digne s’ouvre à d’autres horizons, fait des choses qu’il n’avait pas eu le temps ni le loisir de faire avant, il élargit son angle de vision sur la réalité du monde ; il devient sage ! Ensuite, il disparaît, sans faire part de ses états d’âme, ni montrer sa déchéance éventuelle aux autres. Quand on nage au milieu de requins, il ne faut surtout pas saigner. Il faut s’éloigner doucement, en silence, comme le font les vieux éléphants qui quittent le troupeau pour aller mourir seuls dans la brousse.
A bientôt donc, chers amis, dans le cimetière des éléphants !

vendredi 18 mai 2012

Pornographie et sport professionnel !


Depuis mon petit couplet sur ce qu’il est convenu d’appeler du sport professionnel, j’ai reçu quelques commentaires sur un autre travers de cette industrie de spectacles à caractère sportif. Il s’agit de la multiplication des jeux d’argent sur les résultats des matchs. Le net facilite bien entendu l’organisation de cette activité à laquelle il donne un retentissement mondial. L’appât d’un gain financier, facile mais aléatoire, la stimule et la naïveté des jeunes et l’abrutissement des masses la nourrissent.
Il est évident que cela poussera, si ce n’est déjà fait, quelques crapules à truquer des parties, à soudoyer des joueurs ou des arbitres. Tout cela pour assouvir une cupidité insatiable ou pour assurer le blanchiment d’argent de provenance douteuse. L’idéal sportif du Baron de Coubertin est bien loin ! C’est encore un élément qui éloignera ces « spectacles à but lucratif à caractère sportif » des caractéristiques du vrai sport pour des hommes normaux, comme dirait notre nouveau Président. Le vrai sport doit rester amateur, pratiqué gratuitement pour le plaisir de l’effort et l’entretien de sa santé. La qualité des prestations sera très inférieure ? Bien sûr ! Et alors ?

Une autre idée m’est venue, spontanément cette fois-ci !
L’industrie de la pornographie présente quelques analogies avec celle du sport professionnel.
Les deux proposent des spectacles, facilement accessibles, payants et utilisant des pulsions naturelles et assez primaires de l’être humain. L’industrie des sports professionnels vend aux foules de suportairs en délire des orgasmes sociaux publics dans les stades : c’est du travail en gros. L’industrie de la pornographie travaille au détail : elle vend à la multitude individualiste des sociétés modernes des orgasmes personnalisés et privés dans le secret de l’alcôve.
L’activité sexuelle est fondamentale à la survie de l’espèce humaine et elle est pratiquée assidûment et goulûment par l’ensemble de l’humanité. On ne s’en lasse pas ! Elle donne des plaisirs sensoriels et psychiques inégalés et elle est en principe gratuite. De plus, la stimulation sexuelle humaine est permanente : il n’y a pas de période de rut alternant avec des phases de quiescence, comme chez beaucoup d’autres espèces animales. Chez l’homme, c’est tout le temps !
Le cerveau humain étant le plus gros des organes sexuels, l’industrie de la pornographie a résolument décidé de l’utiliser.
D’abord en dissociant le plaisir sexuel pur de la responsabilité de l’acte de procréation, grâce aux progrès de la contraception.
Ensuite, en déclenchant cet organe en général assez paresseux, par la présentation, aux yeux de tout le monde, des techniques amoureuses les plus élaborées voire acrobatiques et de la réalisation des fantasmes les plus extravagants. Des actrices variées, toujours enthousiastes et en général appétissantes*, donnent à tout le monde la possibilités de s’imaginer plongé visuellement dans les délices de Capoue et des harems des mille et une nuits.
  • Il existe une grande différence entre les dames appétissantes et les belles ravissantes. Si cela vous intéresse nous pourrons en reparler.
Cette industrie assure, moyennant finance, le triomphe des mono-sexuels, c’est-à-dire des branleurs. Elle bénéficie de l’existence de nombreux interdits de par le monde et permet leur transgression, de manière simple et sans grand risque. Elle évite en ces périodes d’endémies de Sida et autre MST de prendre de risque grave pour sa santé. Elle est facile d’accès et les plus timides, les plus réservés, les plus stressés voient leurs inhibitions levées par la discrétion qu’elle permet.

Qu’on me comprenne bien ! Je ne suis ni contre l’industrie des sports professionnels, ni contre celle de la pornographie. Il faut des soupapes de sécurité à la faiblesse ou aux aberrations de l’esprit et de la chair humaine. Mais que l’on ne nous présente pas ces activités de très haut niveau, type numéro de cirque, pratiquées par des professionnels comme des modèles pour la vraie activité sportive ou la saine performance sexuelle de Monsieur et Madame Toulemonde. Ce sont deux mondes différents à cause de l’omni-présence de l’argent dans l’un et de vertus ou de sentiments plus nobles et plus respectables dans l’autre.

vendredi 11 mai 2012

Pornographie = sport professionnel ?

Petite annonce :
L'industrie de la pornographie est à l'activité sexuelle de Monsieur et Madame Toulemonde ce que le sport professionnel est à leur acivité physique.
Les critiques faites au sport professionnel peuvent-elles s'appliquer au domaine de la pornographie ? Réflexion à suivre.

vendredi 20 avril 2012

LA PIEUVRE

Einstein disait :" Dans la société, on ne peut pas envisager de résoudre des problèmes avec les mêmes personnes qui ont contribué à les créer."
Même Mélenchon a  exceptionellement raison ! Souvenez-vous qu'une montre arrêtée donne l'heure juste deux fois par jour !
Si Hollande est élu, préparez-vous à rigoler quand le "culbuto" prendra la barre.
Voici une anecdote vraie : Un chirurgien célèbre Robert Vilain est en train de présenter ses travaux devant un auditoire impressionnant et compassé quand le projectionniste trébuche et laisse tomber sa boîte de diapos (les projections informatisées n'existaient pas encore)et les photos se répandent sur le tapis.
Du haut de son estrade, Vilain, impérial, lui dit : "Mettez-les dans n'importe quel ordre, je me débrouillerai !"
Faites pareil !  Il faut faire face !

lundi 16 avril 2012

Le sport professionnel m’énerve!





J’adore cinq ou six fois par an regarder des matchs de rugby à la télévision. Comme je n’ai pas de récepteur à la maison, cela me donne l’occasion d’aller boire un verre dans un café du coin. Mais il faut bien reconnaître qu’on nous fatigue, sur tous les médias, à toutes les heures, avec tous les spectacles sportifs possibles, et des interviouvs débiles de champions et des marées de commentaires techniques extra-plats.
Le foutebol est professionnel depuis longtemps; le rugby l’est devenu il y a quelques années ; l’athlétisme et la natation sont en train de le devenir ; l’aviron résiste encore !
Alors attaquons !
L’expression « sport professionnel » est un oxymore, c’est-à-dire l'association de deux mots opposés, contradictoires et incompatibles. Un silence assourdissant ou un glaçon chaud… Le « sport professionnel » ne peut pas exister : ou c’est du sport et ce ne peut être professionnel ou c’est professionnel et ce n’est plus du sport !
Mais l’usage a accepté ce barbarisme sémantique et il sévit partout.
Le sport existait déjà chez les Grecs et les Romains ; les Européens l’ont remis au goût du jour avec les Jeux Olympiques modernes du Baron de Coubertin. Sa définition classique stipule qu’il s’agit d’une activité physique, pratiquée pour le plaisir, pour la performance, par goût de l’effort et de la compétition, pour l’entretien de son corps et qui n’entraîne aucun avantage financier. On peut le considérer comme un palliatif à la sédentarité de l’homme moderne. Le vrai sport existe encore chez les vrais amateurs auxquels il apporte de vraies satisfactions. Malgré mon âge, je m’y adonne régulièrement avec grand plaisir et sans l’ombre d’une rémunération !
Par contre, la version professionnelle moderne s'apparente àce qu'est le vrai cirque : un spectacle de grande difficulté technique regardé par des spectateurs ébahis et qui ont dûment payé leur place. On devrait l'appeler « spectacles lucratifs, de haut niveau, à caractère sportif », bien que ce soit un peu long. Cela aurait l'avantage de la clarté.
Beaucoup de modifications par rapport au concept initial sont advenues :
  • amélioration des performances grâce à un entraînement intensif. C'est bien ! Mais...
  • Source financière importante, elle permet des salaires exorbitants pour ses acteurs exceptionnels mais aussi pour ses dirigeants, qui le sont moins.
  • Compétition devenue planétaire au lieu de rester loco-régionale.
  • Engouement des médias ( qui y ont vu un moyen de vendre) et des politiques ( qui s’en servent pour canaliser les plaisirs de la masse) aboutissant à un saturation cérébrale du citoyen normal.
Pour terminer, voici les quatre pires conséquences de la professionnalisation de cette activité magnifique :
  • Induction du dopage pour gagner le plus d’argent possible.
  • Tous les sports veulent devenir olympiques pour prendre leur part de la manne financière. Bientôt la pétanque postulera !
  • Création d’une nouvelle engeance humaine : le suportair, qui n’a souvent plus rien d’un sportif et tout du voyou.
  • Multiplication d'interviouvs de champions qui sont sans aucun intérêt, consternants de banalité, de répétitions... En un mot de nullité, voire de connerie.