lundi 15 juillet 2013

L'Occident blanc. Domination, déviances et défaillances.


J’ai perdu 35 minutes, le 14 juillet, à écouter notre Président de la République parler. Il parle pour ne rien dire. Il fait un déni de toutes les difficultés ; il vit dans l’euphorie de ses illusions, ses convictions le bercent et il se regarde avec délice le nombril. Regardez comme j’incarne le pouvoir, comme je représente l’Etat, regardez comme je fais respecter l’ordre dans le Gouvernement… Je suis le magnifique commandant d’un navire mais je ne sais pas encore qu'il menace de toucher le fond. Mais qu’importe ! C’est notre Schettino (commandant du navire de croisière Costa qui s’est échoué prés de Giglio) national. Tout cela le lendemain de la perte de notre dernier AAA dans les agences de notation.

Bon ! Nicolas BB est enfin sorti de prison (où il a passé un mois pour n’avoir rien fait).
J’espère que le jeune Esteban pourra bénéficier d’un procès honnête malgré les interférences du sinistre de l’intérieur Manuel Gaz et la frénésie médiatique sur les dangers de l’extrême droite. Il semble quand même évident qu’Esteban était en état de légitime défense quand il a donné le coup de poing fatal. Homicide involontaire.
Je ne crois pas que les quelques dizaines de membres de ces groupuscules d’extrême droite soit un danger social en tout cas pas plus que les groupes violents d’extrême gauche. L’extrême droite, au sens dictatorial du terme, n’existe pas en France, de façon significative. Par contre, l’extrême gauche a des députés au Parlement et ils se bougent !
Mais la justice en France est devenue sélective et cela est très grave.

Après mûre réflexion, j’ai décidé (je parle comme Hollande !) de publier mon essai sur le futur social, économique et financier de la France et de tout l’Occident blanc. Tout cela projeté au début des années 2020. J’ai abandonné le titre « 2021 » qui était trop plat.
Ceux qui voudront le lire (une centaine de pages) le trouveront sur Amazon.fr (Amazon Kindle) sous le titre : « L’Occident blanc. Domination, déviances et défaillances. » ; l’auteur est Jean-Pierre Bex.
Pour ceux qui auront la flemme de le lire « in extenso » ou qui ne voudraient pas en entendre parler, j’ai préparé un résumé des points importants.

Pour être brefs, focalisons nous sur la France.

La France a été dominatrice dans le monde jusqu’au milieu du XX° siècle, puis elle a multiplié les déviances et au début du XXI°, elle accuse de sévères défaillances.

Le peuple, trahi par ses élites soumises à la nouvelle utopie MIC « Mondialisme-Immigration-Cosmopolitisme » et obnubilées par leur cupidité insatiable, se rebelle. Mais il est trop tard ! Son niveau de vie périclite, ses traditions se dissolvent dans des divertissements mondialisés (foutbol, télé, pornographie…) et ses vertus s’estompent derrière les fadaises dispensées par la Pensée Légale Obligatoire Unique et Correcte (PLOUC).

L’industrie française autrefois florissante devient évanescente et les nouvelles technologies cybernétiques ne suffisent pas à embaucher les nombreux chômeurs non spécialisés.
Elle est le dindon de la farce du « libre échange commercial mondialisé » car les pays d’Asie et d’Amérique n’ouvrent pas franchement leurs frontières et ne respectent pas les mêmes règles de protection sociale.

Une immigration-invasion de peuplement, massive, rapide et incontrôlée, lui coûte cher et ne lui est plus utile. Essentiellement africaine et musulmane, d’abord victimaire puis revendicatrice, elle impose progressivement, par l’effet du nombre, ses coutumes, ses volontés et érode déjà les bases de la civilisation occidentale. Contrairement à ce qu’a dit F. Hollande, l’islam, théocratie politique et religieuse, est incompatible à long terme avec la laïcité française.

Pas assez d’enfants dans la population autochtone et trop de palinodies sociales, de théories irréalistes et d’élucubrations démentielles de la part des élites, peuvent faire sombrer les peuples autochtones de l’Europe dès la fin du XXI° siècle.
« Tout est mouvement ». Héraclite.


Tout cela n’est pas très optimiste, mais j’ai peur que ce soit réaliste. En tout cas, il vaut mieux s’y préparer pour rien que de s’y trouver confronté brutalement sans y avoir songé. Je ne voudrais gâcher en rien la jouissance, instant après instant, de la vie que nous avons encore en Europe.
« Laissez rouler le bon temps » comme on dit à La Nouvelle Orléans.
Pour me contacter, n'hésitez pas : bexjeanpierre@gmail.com/

mercredi 3 juillet 2013

Carton jaune à ce que l'on appelle en France les "forces de l'ordre".

Je viens de passer quelques jours de vacances en Grèce. Les îles sont toujours aussi enchanteresses, peut être même plus parce qu'il y a moins de touristes. La vie s'y déroule pourtant comme d'habitude malgré la grogne des gens contre leurs politiciens et le système qui s'est installé ( comme dans toute l'Europe d'ailleurs). La faillite de l'Etat continue de s'aggraver et les politiciens européens font semblant de croire que le problème grec est résolu. Bande de cons !

En rentrant, on pourrait gloser sur :
- Flanby qui s'admire tout seul et ne fait rien ( à part virer une ministre).
- La Trierweiller qui soigne sa popularité en aidant trois petits gosses maliens mais ne ferait elle pas mieux de s'occuper de trois petits français ? Cahuzac, le Tour de France, les mensonges habituels des ministres, les "affaires" qui confirment que nous sommes dirigés par une bande de repris de justice.
Justice ? Vous avez dit justice ?
Existe -t-elle encore en France sous Taubira et Hollande ? Justice juste : non ! Justice manipulée par les idéologies les plus perverses : oui !
Un jeune Français, Nicolas, arrêté pendant "la manif pour tous", croupit en prison (ferme) depuis vingt jours pour quelques broutilles, alors que tout le monde sait que les peines de moins de deux ans n'entraînent aucune incarcération pour les vrais voyous. Honte à Taubira et à Gaz !
Les autorités doivent être préoccupées de la "montée de l'extrême droite" comme ils disent pour avoir lâché la brutalité de la police sur des manifestants désarmés et bien pacifiques. Elles confondent la matérialisation d'une forte volonté populaire avec le fascisme. Bande de cons !
Les policiers s'en sont donnés à coeur joie sur les poussettes, les vieillards et les femmes. Bravo, les gars ! Les mêmes qui accompagnent lgentiment les manif des "sans papier" (en fait des illégaux) dans les rues avec tam-tam et vociférations.
Quelques explications :
- Manuel Gaz, garant de l'antifascisme et manipulateur de l'affaire autour du décès d'un petit extrémiste de gauche à la suite d'une bagarre qu'il avait lui-même déclenché, a sûrement donné des ordres aux gradés de la police qui ont lâché leurs hommes.
- Ces fonctionnaires souvent timorés, couards et lâches quand ils se trouvent devant des minorités ethniques violentes, ont fait réapparaître les "déripages" de la bête humaine quand elle se sent puissante et non réfrénée devant des citoyens (bien élevés) pacifiques. Ils sont apparus haineux au sens de haine de classe sociale.  Nombre énorme d'arrestations illégales et de gardes à vue prolongées sans raison judiciaire, juste "pour faire chier".  Minable tableau de l'ordre public !
Devant ses échecs dans tous les domaines, le système s'oriente sous la pression paniquée des socialistes vers un état totalitaire, sélectivement répressif et administrativement infernal. Le futur s'annonce mal ! Tout pouvoir faible et se sentant illégitime se raidit et en général cumule (non pas les fonctions) mais les conneries. 


mardi 19 février 2013

Droite ou gauche ? Orientons-nous !





A l’occasion d’un entretien du journaliste-écrivain Martin Peltier dans le bi-mensuel "Monde&vie", j’ai trouvé quelques définitions claires de la droite et de la gauche en politique. Voici quelques réflexions à ce sujet et des extraits légèrement retouchés.

Traditionnellement, sous l’Ancien Régime, dans le langage habituel, la droite figurait le côté du bien et la gauche, la « senestre », la sinistre, le côté du mal.
La  première distinction entre droite et gauche en politique date de la Révolution française, qui a imposé une inversion symbolique fondamentale et complète des valeurs. Depuis cet évènement, la gauche s’est arrogée un droit moral exorbitant qui lui permettait de décider ce qui était bien et ce qui était mal.
Sous différents prétextes moraux (laïcité, débarrasser la population des superstitions, égalité de tous à l’école…) la gauche a fait tout son possible pour élargir le fossé qui a toujours divisé les Français, notamment à la césure du XIX° et du XX° siècle lors de la véritable guerre religieuse et scolaire déclenchée par les gouvernements de la III° République, poussés par la Franc-Maçonnerie. Depuis plus de 200 ans, le paysage politique, moral et intellectuel est dessiné, orienté, par la gauche. La droite « mollard » actuelle, dite de gouvernement, s’en accommode. Elle est toujours sur la défensive et n’ose pas s’opposer clairement.

La réalité avait toujours été considérée comme le bon point de départ, en tout cas un point de départ imposé par les faits. Les élucubrations, idéologies, hypothèses ou théorie farfelues (théorie du genre par exemple) sont devenues à la mode, dominent le panorama médiatique et encombrent le cerveau des citoyens. La gauche a réussi à inverser le système de pensée. L’utopie est devenue bonne et la réalité mauvaise. L’utopie est considérée comme le progrès et la réalité comme un vestige obscurantiste qu’il faut éliminer ou au moins dominer. Le monde réel serait le refuge de réactionnaires et en tout cas serait fondé sur la haine des autres. La gauche compte sur la partie abstraction du cerveau et la droite se fonde sur le bon sens, c’est-à-dire la logique passée au tamis de la réalité.
« La frontière se situe entre :
  • d’une part, ceux qui pensent que la volonté de l’homme, ses lumières, ses pulsions, son intelligence et les velléités des individus peuvent construire un monde meilleur. Ceux-là ont inventé une Pensée Légale, Obligatoire, Unique et Correcte (la PLOUC) en y mettant leurs espoirs et leurs désirs. Ils l’imposent à tous malgré ses échecs.
  • Et d’autre part ceux qui pensent que la nature, même si elle est imparfaite ou déchue, est ainsi faite que l’on ne peut rien faire si l’on ne part pas de ce donné réel. Ceux-là constatent tous les jours que la PLOUC ne s’applique pas, est trahie ou violée dans le monde réel.
La gauche c’est l’irréalisme des grandes idées, souvent la folie érigée en devoir. Elle défend l’universalisme : tous les hommes sont égaux en tout et doivent tous avoir accès aux mêmes droits ; ce qui évidemment est faux dans la réalité. Elle veut construire le monde à partir du caprice de l’individu. « Ce serait mieux si cela se passait comme cela ». C’est la volonté des hommes qui doit servir de mètre-étalon au monde. Malheureusement (ou heureusement) la réalité ne se plie guère aux désirs de ces rêveurs. Dans la lutte éternelle qui oppose les anciens et les modernes, les conservateurs et les progressistes, la tradition et le progrès, nos zélites ont toujours soutenu que la seule voie était d’être moderne, donc progressiste. Le progrès est utile mais quand il s’effiloche en gadgets sans grande utilité, il devient un excès. Pourtant elles ont crû avec Marx que l’histoire avait un sens inéluctable allant vers un progrès constant. Ces assertions heurtent les habitudes et le bon sens populaires car l’histoire se fait souvent en fonction des décisions de quelques hommes (encore faut-il qu’ils soient décidés) et de l’adhésion éventuelle des peuples.
La droite, beaucoup plus modestement, tient compte de la réalité et essaye de s’en arranger. L’homme de droite est finalement celui qui refuse cet ahurissant diktat moral de la gauche ». Le vrai homme de droite se rebelle et affirme que nos politiciens de droite et de gauche sont actuellement aussi vérolés les uns que les autres. Il fait passer le bon sens pratique avant les idéologies farfelues.
La pensée française, qui a été si prestigieuse en son temps, a été violemment infectée par la pensée de gauche. Elle n’a pas pris actuellement la bonne orbite et se perd dans les nuées. Si elle ne revient pas au bon sens pratique collé à la réalité, la nation française court de grands risques dans un monde compétitif et agressif qui impose sa réalité.
Mais aujourd’hui, il faut bien constater que l’utopisme mène le jeu. Ceux qui se baptisent intellectuels donnent souvent des avis que la réalité prouve faux avec le recul du temps, mais peu importe, il n’y a pas de réalité objective dans le domaine moral immédiat. Alors tout se vaut ! L’utopie manipulée par des bateleurs politiques séduit davantage le bon peuple que les considérations terre à terre sur le monde réel. Les réformes sociétales du gouvernement actuel en sont la preuve. Alors qu’il ne peut rien faire pour améliorer la situation économique et financière du pays et que le peuple manifeste en masse pour crier qu’il ne veut pas que l’on change sa manière de vivre, qu’il ne veut pas devenir un autre peuple mélangé « tutti frutti » et qu’il ne veut plus de délocalisations de son industrie. Son intérêt pour la théorie du mondialisme disparaît devant la montée du chômage et de l’insécurité. Voir nos frontières grandes ouvertes alors que celles de bien d’autres pays restent bien peu perméables à nos produits lui fait douter des avantages promis par le libre échange commercial absolu..

»

samedi 9 février 2013

Pour n'en plus parler...


Le mariage est une institution sociale, adoptée dans l’immense majorité des sociétés, en vue du bien commun :
- faire des enfants dont la société a besoin pour se prolonger.
- leur donner les meilleures conditions de vie et une éducation adaptée à leurs nécessités.
Se marier  n’est pas un moyen d’officialiser l’amour entre deux personnes, mais c’est se plier à certaines règles sociales qui ont donné une stabilité certaine aux société occidentales pendant des siècles. Le mariage a toujours été considéré comme bisexe pour des raisons biologiques et naturelles.
Au moment de la réforme grégorienne au XI° siècle, l’Eglise catholique avait pesé de tout son poids en faveur d’une institutionnalisation obligatoire du mariage qui devait être monogame en Europe. Mais il a pu être polygame en islam, polyandrique dans certaines populations (Esquimaux, tribus indiennes et africaines) et d’autres variantes sont encore possibles.
Plus tard, Calvin et Luther ont institutionnalisé le divorce.
La modernité a imposé le mariage civil, puis le PACS et les statuts du concubinage.
Actuellement, le mariage bisexe est en régression numérique et d’autres formes juridiques d’union ont été mises au point (PACS, concubinage…). Nous sommes dans la post-modernité et l’individualisme est devenu roi. Voila le nœud du problème : faut-il favoriser les nécessités vitales d’une société ou les « desiderata » de quelques individus.
L’utopie permanente nous propose un mariage inverti.

Quels sont les arguments pour changer le Code civil et institutionnaliser le mariage inverti unisexe ?
  • Satisfaire la revendication du lobi pédéraste qui ne représente qu’une infime minorité de la population. Les paires constituées de deux personnes du même sexe sont évaluées au maximum à 1% de tous les couples (INED. recensement de 1999). Cette revendication de mariage unisexe, combattue même à l’intérieur de la communauté homosexuelle, prend des allures de revanche sur la société traditionnelle qui mépriserait les homosexuels (probablement autour de 5 % de la population). Notons que le mariage est ouvert à tous (hétéro ou homo), mais avec deux personnes de sexe opposé. Les homos n’en sont pas privés puisque on évalue à 20% d’entre eux les homos mariés (avec une personne de sexe opposé !). Si on officialisait le mariage inverti, on verrait bientôt les nymphomanes demander un mariage polyandrique, les zoophiles justifieraient un mariage avec des animaux, les mariages incestueux n’auraient plus d’obstacles de principe …
Au maximum, pourquoi ne pas légiférer pour ouvrir l’accès du permis de conduire aux non-voyants !
Quels sont les arguments pour refuser d’ouvrir l’institution du mariage à des paires unisexe ?
  • L’argument religieux ne joue pas puisqu’il ne s’agit que d’un mariage civil. Les trois religions monothéistes sont unanimes pour refuser le mariage religieux à des paires unisexe.
  • Sur un plan social, il ne faut pas banaliser l’homosexualité, qui est une impasse biologique.
  • Sur un plan individuel, qu’on le veuille ou non, les homosexuels font quatre fois plus de tentatives de suicide que les autres. 18 % des ados homos affirment avoir fait au moins une tentative de suicide. Plus de 50 % affirment abuser de tabac, de drogues et/ou d’alcool plus que de raison (Etude berlinoise 1999).
- Considérée par certains comme « une maladie que l’on doit guérir », l’homosexualité n’est pas un droit mais une tolérance qu’une société individualiste accepte d’accorder à une minorité qui ne doit pas être brimée pour son orientation sexuelle. Une autre dénomination qui accorderait les mêmes droits sociaux aux Union Homos Officialisées devrait satisfaire le lobi pédéraste et aurait l’avantage de ne pas toucher à l’essence du vrai mariage. A ma connaissance le lobi refuse de transiger.
- Le style de vie de la communauté homosexuelle n’a jamais glorifié ni la fidélité, nécessaire au mariage, ni la pondération festive utile à l’éducation des enfants.
45 % des homosexuelles et 36 % des homosexuels se disent tenaillés par le désir d’enfants. Dans le temps, la seule solution pour les homos était l’adoption. Maintenant, les progrès de la médecine permettent à une paire unisexe de prétendre à une filiation plus ou moins acrobatique. Il faut pourtant faire passer les droits de l’enfant avant le droit à l’enfant.
Pour se décider :
On ne peut faire aucune confiance aux avis du PS, qui dit n’importe quoi, n’importe quand :
« Je dis avec la plus grande fermeté que le droit à avoir la vie sexuelle de son choix ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant » Elisabeth Guigou Garde des Sceaux du Gouvernement Jospin.

Il semble logique de penser que le développement normal d’un enfant se fait avec un père et une mère.
82 % des homos n’avaient pas de relations satisfaisantes avec leur père pour 18 % d’hétéros ;
66 % des homos avaient des relations excessives avec leur mère contre 42 % pour les hétéros. (Synthèse des statistiques par l’Association oser en parler.)

Voila, estimé lecteur, ce qui m’a paru le plus sensé dans l’avalanche d’articles sur ce sujet et de slogans haineux de la manif pro-mariage inverti, où je n’étais pas. Par contre, j’étais venu à Paris pour l’immense « manif » contre l’utopie. Les causes perdues sont souvent les plus belles à défendre.

lundi 7 janvier 2013

La médecine libérale : le naufrage ?




Editorial du Président de la Caisse Autonome de Retraite des Médecins de France, Docteur Gérard Maudrux. Décembre 2012.

« Il était une fois un beau pays avec des habitants heureux. Ils avaient, entre autres, les meilleurs médecins du monde, qu’ils aimaient et respectaient. Tous avaient accès aux soins, les remboursements étaient excellents et tous avaient les moyens de payer. Les rares exceptions étaient soignées gratuitement sans que personne ne le demande. L’ensemble fonctionnait mieux et moins cher qu’ailleurs.

Le malheur est que cela fonctionnait trop bien, surtout en toute liberté. Ce n’était pas supportable pour la nouvelle classe de politiques et ses conseillers, tout droit sortis de grandes écoles sans passer par la case terrain et travail. Ils se sont mis dans la tête d’organiser, de planifier, de contrôler le nombre de médecins, leurs tarifs, leurs prescriptions, etc… Rien n’est laissé au hasard. Ils n’avaient qu’un maître, Bismarck qui expliquait que pour contrôler le peuple, l’asservir, il fallait le rendre dépendant.

Résultat : la médecine libérale fait naufrage entraînant avec elle le système. Devoir suivre des protocoles, ne plus être libre de ses actes et de ses prescriptions n’est plus une médecine libérale. Une rémunération à l’acte bloquée au profit de forfaits, de subventions, de prime au rendement et à la paperasse, ce n’est plus une médecine libérale. Est-on encore libéral quand on ne maîtrise plus que ses heures de travail ?

En 1980, on avait compris que pour pouvoir continuer avec le système, pour que les médecins puissent continuer à fournir des prestations de qualité, il fallait au lieu de subventionner, avoir la possibilité de dissocier le contrat assureur-assuré, c’est-à-dire dissocier le tarif de remboursement de la valeur de l’acte médical, deux choses différentes qui évoluent différemment. On a pour cela crée le secteur 2 (dépassement du remboursement de la Sécurité Sociale autorisé).

Dix ans plus tard, en acceptant d’abandonner la liberté, nous avons gagné la servitude. Un libéral n’a pas de chaîne, un esclave, si. Le premier bracelet a été scellé en 1990-1992 avec la fermeture du secteur 2, protecteur du secteur 1 (entièrement remboursé par la Sécurité Sociale). J ‘avais protesté à l’époque, expliquant que le meilleur moyen d’empêcher le passage de médecins du secteur 1 au secteur 2 n’était pas la fermeture mais la revalorisation des actes en secteur 1.
Résultat : pour garder les médecins en secteur 1, il n’y a plus besoin de revaloriser l’acte médical qui est devenu, de loin, la prestation de service la plus basse, faisant ainsi rétrograder la place du médecin dans la hiérarchie de notre société.

Chaque nouvelle convention a apporté son maillon (à la chaîne) et le second (et dernier) bracelet vient d’être posé. Je croyais qu’il restait toujours une petite issue de secours, et qu’avec la pénurie ou si les choses s’aggravaient, vous pourriez passer hors convention. Je n’étais pas le seul, malheureusement, à le penser. Il faut connaître les vrais motifs de la dernière mascarade médiatico-conventionnelle sur les dépassements d’honoraires excessifs, qui ne coûtaient rien à l’assurance maladie.
Pour cela il faut suivre l’explication de texte faite par le Directeur de la CNAMTS devant la commission des affaires sociales du Sénat le 6 novembre 2012 : «  J’ai suggéré lors des négociations, que le déconventionnement (du praticien pour passer en secteur 3 où les honoraires sont entièrement libres) s’accompagne de l’arrêt du remboursement du groupement homogène de séjour correspondant (à l’établissement hospitalier) afin d’éviter la fuite vers le secteur 3. Il faut faire en sorte qu’un praticien exerçant dans un établissement conventionné, ne puisse plus produire ( c'est-à-dire exercer), lorsqu’il a choisi le secteur 3, sauf à se salarier … ou re-passer en secteur 1. En plus de discréditer le corps médical, c’était fermer la dernière porte vers la liberté et aussi permettre aux Mutuelles, encore dispensées de la transparence financière pourtant imposée à tous les acteurs de la santé, d’aggraver et de profiter des contraintes conventionnelles.

Même la pénurie de médecins a été planifiée en diminuant l’offre pour diminuer la demande.
Echec total car le nombre de médecins diminue dangereusement tandis que les dépenses continuent de croître. On va vers une catastrophe sanitaire dans les six à huit ans. »

Vous aurez été prévenus à temps ! 
J’ajoute personnellement que, vivant en Espagne, je constate tous les jours, en écoutant mon entourage, que la médecine gratuite dont bénéficient les Espagnols est de qualité globale détestable. La population française, qui bénéficiait auparavant d’une excellent qualité de médecine, doit décider (et l’imposer aux administratifs !!) si elle préfère une médecine gratuite et nulle ou une médecine payée décemment et de qualité.
Depuis le début du siècle, les administratifs qui dirigent la Sécurité Sociale ( sous prétexte d’économiser alors que le « trou » augmente chaque année) nous emmènent tout droit vers un médecine de qualité médiocre, inhomogène et fortement étatisée. Les administrateurs font semblant de croire (mais quand ils sont malades, ils savent très bien où aller !) que tous les médecins donnent une prestation médicale ou chirurgicale identique. Rien n’est plus faux. Quand on est malade maintenant, il est fondamental de bien choisir l’endroit où l’on va se faire soigner et le praticien qui va vous prendre en main. Ce n’est plus toujours possible administrativement parlant. L’instrument médical le plus important actuellement est un carnet d’adresses bien choisies, pour chaque spécialité ou chaque pathologie. Depuis que je suis à la retraite, je sers de « guide médical » (comme un guide de haute montagne vous montre le sentier) aux malades qui me le demandent pour essayer de les orienter au mieux.

lundi 26 novembre 2012

Le bazar et la nécessité.




Notre Président est indécis de nature. On le disait, maintenant cela se voit (droit de conscience pour les maires confrontés au « mariage homo »). Il est de plus incompétent dans sa fonction parce qu’il est prisonnier de promesses délirantes antérieures. Cela prouve qu’il n’a toujours pas compris la gravité de la situation. Maintenant il est contraint de trahir ses promesses électorales devant l’apparition d’évènements objectifs qu’il aurait du prévoir. Tout cela est ennuyeux pour la France, son industrie et donc ses salariés !
Comme il a peu de prise sur les réalités, il se donne une certaine contenance en entretenant un bazar sociétal.

Peu de prise sur les réalités :
- Aucune initiative n’émane de l’Elysée pour résoudre les problèmes liés à la monnaie unique, sinon d’essayer de former un consortium des pays européens endettés pour résister à l’Allemagne. Il pourrait d’ailleurs présider ce Cartel des Louseurs ! (Pologne, Espagne, Portugal, Italie, Grèce bien sûr et quelques autres…dont la France).
- Pas de solution pour la reconquête du Nord-Mali, où notre incurie va laisser se focaliser un spot terroriste, dont on va entendre parler.
- Refus émotionnel (viscéral chez les représentants de la gauche) des mesures pour relancer l’économie française alors qu’il sait que la raison le lui commande parce que c’est le seul moyen de résorber le chômage. Le rapport Gallois a vécu ce que vivent les roses…l’espace d’un matin.

Alors, on organise le bazar sociétal comme un vaste écran de fumée :
  • Le vote des étrangers extra-européens est heureusement remis à plus tard. On peut espérer que ce soit à jamais.
  • Le mariage des zomos : il suffirait de supprimer le mot mariage et d’adapter un PACS qui y ressemble en droit, pour calmer quelques agités. Les zomos représentent moins de 3 à 5 % de la population et beaucoup ne veulent pas des contraintes du mariage. On supprime toute subvention à Act Up et tout s’arrête ! Mais avec des tergiversations on va en parler pendant des semaines.
  • Entendre un Président dire qu’il n’aime pas une partie des Français (les riches), c’est inhabituel mais révolutionnaire. Dire que la fiance est son ennemie, c’est suicidaire. Elle a quelques moyens de rétorsion.
  • On a encore en réserve les débats éculés : public-privé dans l’enseignement et dans la médecine. Les racismes anti-blanc et islamophobe. Les repentances itératives fondées sur des contre-vérités historiques.

Quand cela ne suffit pas pour brouiller les cartes, l’UMP s’y met en déballant son vaudeville grotesque.


Pour me changer les idées, je pars pour un mois de trek en Argentine et au Chili ; La Cordillère des Andes n’est pas propice à l’écriture. Je n’écrirai probablement rien jusqu’à Noël, mais je vous raconterai plus tard ce qui m’aura marqué. Bon Noël à tous mes estimés lecteurs !

mercredi 7 novembre 2012

Portrait-robot de l'homme providentiel de la V° République !

N'en déplaise aux féministes, il faut prévoir un homme pour ce rôle ! Il doit être jeune ( moins de cinquante ans) et surtout passer bien à la télé: il n'a pas besoin d'être beau, il suffit qu'il ait un beau sourire photogénique et qu'il soit un bon débatteur. Il doit s'exprimer dans un français parfait et doit être à l'aise en anglais ( sans en faire état, en dehors des conférences et rencontres internationales). S'il parle une langue latine (espagnol ou italien), cela lui donnerai une image humaine tout à fait utile.
Il doit être instruit, intelligent, (c'est à dire comprendre l'état réel des choses), plein de bon sens et surtout courageux ( c'est-à-dire capable de bouleverser beaucoup d'avantages acquis, sans mollir, malgré les plaintes et les cris des vrais privilégies du système). Il faut qu'il sache tout simplifier. Il faut qu'il soit tenace et qu'il accepte de dire ses quatre vérités au peuple de France, sans avoir peur de l'essuie-glace électoral (droite-gauche-droite..!) et des sanctions électorales qu'il s'autorisera à repousser ... loin. Adepte du référendum d'initiative populaire, il diminuera considérablement le rôle des intermédiaires (dits représentatifs du peuple) dans la République. Je verrai assez bien un militaire, sorti d'une grande école (l'X ou St Cyr...) ; il peut être marié ou célibataire. Sa couleur de peau et son orientation sexuelle n'ont pas grande importance, quoi que...
Il doit être frugal et manifester un détachement absolu pour l'argent. Il est fort souhaitable qu'il ait fait ses preuves dans la vie civile ( héros militaire, entrepreneur à succès, condottiere industriel ou financier) et qu'il ait fait preuve d'une  moralité sans faille. Pas de petit trafiquant d'influence à la petite semaine ! Toute connivence avec le chobiz, même épisodique, serait redhibitoire. Son positionnement politique doit être résolument à droite, pour une saine gestion, en y ajoutant un élan moral, du panache, de la faconde et un brin de compassion . Il doit être un adepte de "aide-toi, le ciel t'aidera" et de la préférence nationale, ce qui devrait être un "must" pour un politicien national. Il doit être entouré par une dizaine de gaillards du même tonneau, fidèles et résolus, qui deviendraient les seuls ministres, dont un (le plus beau) serait le seul à communiquer avec les médias. Peut-être qu'une femme serait idéale à ce poste ? Toute fuite au Canard enchaîné  de la part d'un fonctionnaire ou tout autre personnage entraînerait une démission immédiate avec sanction pénale Ecoutant Einstein ( "il est impossible de résoudre des problèmes en gardant les gens qui ont contribué à les créer !") il donnerait un bon coup de balai dans la haute administration et dans la politique des partis. Il supprimerait 90 % des subventions et ouvrirait immédiatement la cuisine de l'Elysée aux nécessiteux français ( de quelque couleur qu'ils soient) en les faisant servir dans la rue, devant le Palais.
Je m'arrête là pour éviter d'aller en prison et pour ne pas exaspérer trop de gens. En plus, si on multiplie les caractéristiques nécessaires à la fonction, on aura plus de mal à trouver la perle.